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Locro criollo des jours de fête
Pourquoi ce plat ? Le locro est le plat des grandes occasions criollas, servi aux fêtes patriotiques (le 25 mai, le 9 juillet). Dans le monde de San Martín, on partageait cette marmite épaisse de maïs et de viandes les jours de réjouissance, après une victoire ou pour célébrer l'indépendance qu'il combattait à conquérir.
Un ragoût épais et long à mijoter, à base de maïs blanc, de courge et de plusieurs viandes, servi avec une sauce relevée au paprika fondu. Le plat collectif par excellence, qui réunit toute une tablée autour d'une seule grande marmite.
Les jours de fête, soldat, on oublie la frugalité du camp : on allume le grand chaudron dès l'aube et le locro mijote des heures durant, jusqu'à ce que le maïs crève et que tout s'épaississe. On y jette ce que la fortune permet — du bœuf, de la couenne, du potiron — et chacun se sert dans la même marmite, car la victoire se partage comme la soupe. Sur le dessus, une cuillerée de graisse rougie au paprika : c'est elle qui réveille tout. Un tel plat ne se mange pas pressé ; il demande qu'on s'asseye et qu'on lève le verre à la patrie.
- •Maïs blanc concassé (maíz blanco) — une grande mesure (base du ragoût)
- •Viandes de bœuf et de porc, couenne — morceaux variés (protéines)
- •Courge / potiron — généreusement (liant et douceur)
- •Oignon, paprika, graisse — pour la sauce (assaisonnement et garniture)
Locro criollo des jours de fête
Un ragoût épais et long à mijoter, à base de maïs blanc, de courge et de plusieurs viandes, servi avec une sauce relevée au paprika fondu. Le plat collectif par excellence, qui réunit toute une tablée autour d'une seule grande marmite.
Pourquoi ce plat ? Le locro est le plat des grandes occasions criollas, servi aux fêtes patriotiques (le 25 mai, le 9 juillet). Dans le monde de San Martín, on partageait cette marmite épaisse de maïs et de viandes les jours de réjouissance, après une victoire ou pour célébrer l'indépendance qu'il combattait à conquérir.
Les jours de fête, soldat, on oublie la frugalité du camp : on allume le grand chaudron dès l'aube et le locro mijote des heures durant, jusqu'à ce que le maïs crève et que tout s'épaississe. On y jette ce que la fortune permet — du bœuf, de la couenne, du potiron — et chacun se sert dans la même marmite, car la victoire se partage comme la soupe. Sur le dessus, une cuillerée de graisse rougie au paprika : c'est elle qui réveille tout. Un tel plat ne se mange pas pressé ; il demande qu'on s'asseye et qu'on lève le verre à la patrie.
Ingrédients (version d’époque)
- Maïs blanc concassé (maíz blanco) — une grande mesure (base du ragoût)
- Viandes de bœuf et de porc, couenne — morceaux variés (protéines)
- Courge / potiron — généreusement (liant et douceur)
- Oignon, paprika, graisse — pour la sauce (assaisonnement et garniture)
Ingrédients
- Maïs blanc à locro (ou maïs concassé) — 400 g, trempé une nuit (base du ragoût)
- Plat de côtes de bœuf — 400 g (viande)
- Échine de porc + un peu de couenne — 300 g (viande et onctuosité)
- Potiron — 500 g en cubes (liant)
- Oignon — 2, émincés (base aromatique)
- Paprika doux et fumé, huile — 2 c. à café + 4 c. à soupe (sauce de finition (quiquirimichi))
Préparation
- Faire tremper le maïs blanc toute une nuit dans de l'eau froide.
- Le lendemain, mettre le maïs égoutté dans une grande marmite avec les viandes coupées en gros morceaux et couvrir largement d'eau.
- Laisser mijoter à feu doux 2 à 3 heures en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que le maïs s'ouvre.
- Ajouter le potiron en cubes et poursuivre la cuisson jusqu'à ce qu'il se défasse et épaississe le ragoût.
- Préparer la sauce : faire fondre l'oignon dans l'huile, hors du feu ajouter le paprika doux et fumé.
- Servir le locro bien chaud dans des bols, nappé d'une cuillerée de cette sauce rouge sur le dessus.
Comment on faisait : Le locro est antérieur à la conquête espagnole : c'est un ragoût andin de maïs et de courge, auquel le bétail amené par les Espagnols a ajouté les viandes. Plat humble et nourrissant, il est devenu le symbole culinaire des fêtes nationales argentines, justement associé à l'époque des guerres d'indépendance. On le préparait en grande quantité dans un chaudron unique pour rassembler toute une communauté.
Le twist contemporain : Proposer une version végétarienne au seul potiron, maïs et haricots, et servir la sauce paprika à part pour que chacun dose son piquant.
José de San Martín · Charactorium





