La carte de Raden Ajeng Kartini
Lauk (accompagnement protéiné)

Opor ayam

FestifDocumentée🧂 🍄 🌶️moyen1 h 15

Un poulet mijoté lentement dans un bouillon blanc de lait de coco richement épicé — galanga, citronnelle, coriandre, cumin — jusqu'à ce que la sauce épaississe et enrobe chaque morceau d'un voile crémeux et parfumé. Servi avec du lontong (riz compressé) lors des grandes occasions.

Lauk (accompagnement protéiné)

Un poulet mijoté lentement dans un bouillon blanc de lait de coco richement épicé — galanga, citronnelle, coriandre, cumin — jusqu'à ce que la sauce épaississe et enrobe chaque morceau d'un voile crémeux et parfumé. Servi avec du lontong (riz compressé) lors des grandes occasions.

Lorsque mon père, le régent, recevait pour un selamatan, la cuisine s'éveillait bien avant l'aube. Le parfum du coco frais mêlé à la coriandre pilée emplissait la maison entière. L'opor devait mijoter longtemps, patiemment — les femmes veillaient le feu comme on veille un enfant. Moi, retirée dans mes appartements par les règles du pingitan, je humais ces arômes par la fenêtre entrouverte. Ce plat a le goût de la fête et, pour moi, celui d'une liberté qu'on m'a longtemps refusée.
Raden Ajeng Kartini
Ingrédients
  • Poulet fermierun poulet entier, découpé (protéine principale)
  • Lait de coco frais (santan)deux cocos, pressés (sauce)
  • Échalotesune poignée (base bumbu)
  • Ailplusieurs gousses (base bumbu)
  • Galanga (laos)un bon morceau (aromate)
  • Citronnelle (serai)deux tiges (aromate)
  • Feuilles de salamtrois feuilles (aromate)
  • Feuilles de citron kaffirquelques feuilles (aromate)
  • Coriandre en grainesune cuillerée (épice)
  • Cumin en grainesune demi-cuillerée (épice)
  • Noix de kemiri (candlenut)quelques noix (épaississant)
  • Sucre de palme (gula Jawa)un petit morceau (équilibre)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : L'opor ayam était toujours préparé dans un kwali (marmite en terre cuite) sur un foyer à bois, ce qui donnait une cuisson très douce et régulière. Le bumbu était pilé au cobek (mortier de pierre volcanique), jamais coupé au couteau — la texture pilée libère davantage les huiles essentielles des épices. Le poulet utilisé était un ayam kampung, poulet fermier de village, à la chair plus ferme et goûteuse que le poulet d'élevage moderne.
Sources : Sri Owen, Indonesian Food and Cookery, 1986 · Heinz von Holzen & Lother Arsana, The Food of Indonesia, 1999

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