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Khinkali, les gros raviolis du Caucase
Pourquoi ce plat ? Le khinkali était le plat fétiche de Staline, qui faisait venir des cuisiniers géorgiens et exigeait ces raviolis du Caucase à ses dîners interminables du Politburo. On les mange à la main, par le chapeau, en aspirant d'abord le bouillon — un geste de paysan géorgien qu'il n'a jamais abandonné.
De gros raviolis plissés en forme de bourse, farcis de viande épicée et d'un jus brûlant emprisonné à l'intérieur. On les saisit par leur petit chignon de pâte, on croque, on aspire le bouillon, puis on dévore — et l'on aligne les chapeaux laissés dans l'assiette pour compter combien on en a mangé.
Tu veux savoir comment on mange ça, vraiment ? Pas à la fourchette, surtout pas — on le prend par le chapeau, avec les doigts, comme chez nous à Gori. Tu mords un côté, tu bois d'abord le jus tout chaud, sinon tu n'as rien compris. À ma table, on comptait les petits chapeaux laissés dans l'assiette : celui qui en laissait peu n'avait pas faim, et celui qui n'avait pas faim, je le regardais de près. Mange, camarade, la nuit est longue.
- •Farine de froment — un grand bol (pâte)
- •Eau froide et sel — à la main (pâte)
- •Viande de bœuf et de porc hachée au couteau — une bonne portion (farce)
- •Oignon, ail — à profusion (aromate)
- •Coriandre fraîche, khmeli suneli, poivre — généreux (épices)
- •Bouillon ou eau — un peu (jus intérieur)
Khinkali, les gros raviolis du Caucase
De gros raviolis plissés en forme de bourse, farcis de viande épicée et d'un jus brûlant emprisonné à l'intérieur. On les saisit par leur petit chignon de pâte, on croque, on aspire le bouillon, puis on dévore — et l'on aligne les chapeaux laissés dans l'assiette pour compter combien on en a mangé.
Pourquoi ce plat ? Le khinkali était le plat fétiche de Staline, qui faisait venir des cuisiniers géorgiens et exigeait ces raviolis du Caucase à ses dîners interminables du Politburo. On les mange à la main, par le chapeau, en aspirant d'abord le bouillon — un geste de paysan géorgien qu'il n'a jamais abandonné.
Tu veux savoir comment on mange ça, vraiment ? Pas à la fourchette, surtout pas — on le prend par le chapeau, avec les doigts, comme chez nous à Gori. Tu mords un côté, tu bois d'abord le jus tout chaud, sinon tu n'as rien compris. À ma table, on comptait les petits chapeaux laissés dans l'assiette : celui qui en laissait peu n'avait pas faim, et celui qui n'avait pas faim, je le regardais de près. Mange, camarade, la nuit est longue.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — un grand bol (pâte)
- Eau froide et sel — à la main (pâte)
- Viande de bœuf et de porc hachée au couteau — une bonne portion (farce)
- Oignon, ail — à profusion (aromate)
- Coriandre fraîche, khmeli suneli, poivre — généreux (épices)
- Bouillon ou eau — un peu (jus intérieur)
Ingrédients
- Farine T55 — 300 g (pâte)
- Eau froide — 150 ml (pâte)
- Sel — 1 c. à café (pâte)
- Bœuf haché — 200 g (farce)
- Porc haché — 150 g (farce)
- Oignon — 1 gros, très finement haché (aromate)
- Ail — 2 gousses (aromate)
- Coriandre fraîche ciselée — 1 petit bouquet (herbe)
- Khmeli suneli — 1 c. à café (épice signature)
- Bouillon de bœuf froid — 80 ml (jus intérieur)
Préparation
- Pétrir farine, eau et sel en une pâte ferme et lisse ; laisser reposer 30 min sous un linge.
- Mélanger les viandes, l'oignon, l'ail, la coriandre, le khmeli suneli, du sel et du poivre, puis incorporer peu à peu le bouillon froid jusqu'à une farce souple et juteuse.
- Étaler la pâte finement, découper des disques de 10 cm, déposer une grosse cuillère de farce au centre.
- Relever les bords en accordéon et pincer pour former un chignon plissé bien fermé.
- Pocher les khinkali 8 à 10 min dans une grande eau frémissante salée, jusqu'à ce qu'ils remontent et gonflent.
- Égoutter, poivrer généreusement et servir aussitôt, brûlants.
Comment on faisait : Dans les montagnes de Khevsourétie et de Pshavi, le khinkali était une nourriture de bergers : viande hachée au couteau (jamais au hachoir, pour garder le jus), pâte non levée, cuisson à l'eau. Le 'chignon' de pâte dur servait de poignée et se laissait dans l'assiette — c'était impoli de le manger, et il permettait de compter les portions.
Le twist contemporain : Pour une supra végétarienne, remplacer la viande par une farce de champignons et pommes de terre écrasées au fromage (version 'kalakuri' des villes) — et garder le rituel du chignon.
Joseph Staline · Charactorium





