retournerAmazake (boisson de riz fermenté réconfortante)
Amazake (boisson de riz fermenté réconfortante)
Pourquoi ce plat ? L'amazake, doux nectar de riz fermenté, est la boisson chaude traditionnelle qu'on boit l'hiver au Japon pour se réchauffer et reprendre des forces. Pour une alpiniste habituée au froid mordant des camps d'altitude — où l'on devait faire fondre la neige sur un réchaud à gaz pour s'hydrater —, cette douceur tiède et nourrissante évoque parfaitement le réconfort qu'on cherche au retour du froid.
Une boisson épaisse, laiteuse et naturellement sucrée, obtenue en fermentant du riz avec du kōji. Sans alcool, douce et un peu malté : un câlin liquide pour les jours glacés.
Quand le froid vous transperce jusqu'aux os — et croyez-moi, j'en ai connu, du froid —, rien ne vaut une tasse d'amazake serrée entre les mains. Ce n'est que du riz et du kōji, mais la fermentation lui donne ce goût sucré sans qu'on ajoute la moindre cuillère de sucre. Ma mère m'en servait l'hiver, tiède, et j'en gardais l'idée en tête là-haut, quand il fallait faire fondre la neige sur le réchaud pour seulement boire. Buvez-le lentement : il réchauffe le ventre et le moral.
- •Riz cuit — un bol (base)
- •Kōji (riz ensemencé de ferment) — une poignée (agent de fermentation sucrante)
- •Eau chaude — selon la texture voulue (dilution)
Amazake (boisson de riz fermenté réconfortante)
Une boisson épaisse, laiteuse et naturellement sucrée, obtenue en fermentant du riz avec du kōji. Sans alcool, douce et un peu malté : un câlin liquide pour les jours glacés.
Pourquoi ce plat ? L'amazake, doux nectar de riz fermenté, est la boisson chaude traditionnelle qu'on boit l'hiver au Japon pour se réchauffer et reprendre des forces. Pour une alpiniste habituée au froid mordant des camps d'altitude — où l'on devait faire fondre la neige sur un réchaud à gaz pour s'hydrater —, cette douceur tiède et nourrissante évoque parfaitement le réconfort qu'on cherche au retour du froid.
Quand le froid vous transperce jusqu'aux os — et croyez-moi, j'en ai connu, du froid —, rien ne vaut une tasse d'amazake serrée entre les mains. Ce n'est que du riz et du kōji, mais la fermentation lui donne ce goût sucré sans qu'on ajoute la moindre cuillère de sucre. Ma mère m'en servait l'hiver, tiède, et j'en gardais l'idée en tête là-haut, quand il fallait faire fondre la neige sur le réchaud pour seulement boire. Buvez-le lentement : il réchauffe le ventre et le moral.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz cuit — un bol (base)
- Kōji (riz ensemencé de ferment) — une poignée (agent de fermentation sucrante)
- Eau chaude — selon la texture voulue (dilution)
Ingrédients
- Riz rond cuit — 200 g (base)
- Kōji (riz malté) — 200 g (fermentation)
- Eau — 400 ml (dilution)
- Gingembre frais râpé — 1 c. à café (facultatif) (finition)
Préparation
- Mélanger le riz cuit tiède, le kōji émietté et l'eau ; la température doit rester autour de 55-60 °C.
- Maintenir cette tiédeur (yaourtière, thermos ou casserole à couvert près d'une source douce) pendant 6 à 10 h : le mélange devient sucré.
- Mixer pour une texture lisse, ou laisser tel quel pour des grains de riz.
- Réchauffer doucement sans dépasser l'ébullition au moment de servir.
- Servir bien chaud, éventuellement avec une pointe de gingembre râpé.
Comment on faisait : L'amazake est l'une des plus anciennes boissons fermentées du Japon, mentionnée dès les chroniques anciennes. Le kōji (le champignon Aspergillus oryzae cultivé sur le riz) transforme l'amidon en sucres : la douceur est entièrement naturelle, sans alcool dans la version au kōji.
Le twist contemporain : Versez-le dans un thermos avant une rando hivernale : votre « réchaud d'altitude » version douceur, à siroter au point de vue.
Junko Tabei · Charactorium





