La carte de Kourmangazy
Baursak
retourner
Nan (pain du dastarkhan)

Baursak

FestifDocumentée🍯facile2h30
Nan (pain du dastarkhan)

Baursak

Pourquoi ce plat ? Les baursaks — ces beignets dorés et gonflés — étaient présents à chaque toï (fête) où Kourmangazy jouait. On les empilait en pyramides dorées sur le dastarkhan pour célébrer un mariage, une naissance ou l'arrivée d'un hôte de marque. Un musicien aussi célèbre que Kourmangazy était accueilli avec une montagne de baursaks : la générosité de la pile mesurait le respect qu'on lui portait.

cliquer pour retourner
Nan (pain du dastarkhan)

Petits beignets de pâte levée, frits dans la graisse de mouton jusqu'à devenir dorés et gonflés. Moelleux à l'intérieur, croustillants dehors, traditionnellement empilés en pyramide sur la nappe de fête.

Écoute, quand tu arrives dans un aoul et que tu vois la montagne de baursaks sur le dastarkhan, tu sais que ton küi a touché les cœurs. La vieille mère les frit dans la graisse du mouton gras, et chacun gonfle comme un petit cousin qui se réjouit de ta venue. Moi, j'en mange brûlants, trempés dans le miel de la steppe, et je me dis que Dieu a mis la musique et les baursaks sur terre pour la même raison — pour que les hommes se réunissent et oublient leurs querelles.
— Kourmangazy
Ingrédients
  • •Farine de blé — un grand bol (base)
  • •Lait de vache ou de jument — un bol (liquide)
  • •Graisse de mouton (queue grasse fondue) — une louche pour la pâte, un kazan plein pour la friture (matière grasse)
  • •Levain naturel — un morceau (levée)
  • •Sel — une pincée (goût)
  • •Miel — pour servir (accompagnement)
Comment on faisait : Les baursaks étaient frits dans la graisse fondue de la queue grasse du mouton (kurdiuk), ce qui leur donnait un goût riche et caractéristique. La pâte levait grâce au levain naturel conservé d'une fournée à l'autre. Empilés en pyramide (tobeler), ils symbolisaient la prospérité et l'hospitalité. On les préparait pour chaque événement important : naissance, mariage, funérailles, accueil d'un voyageur. Aucun dastarkhan kazakh ne pouvait s'ouvrir sans baursaks — leur absence aurait été un affront.
Sources : Будагов Лазарь, Сравнительный словарь турецко-татарских наречий, Saint-Pétersbourg, 1869 (entrée « бауырсақ ») · Shirin Akiner, The Formation of Kazakh Identity: From Tribe to Nation-State, Royal Institute of International Affairs, 1995

Voir aussi