Suman sa Gata
Riz gluant cuit longuement dans du lait de coco avec un peu de sel, enveloppé en boudins serrés dans des feuilles de cocotier ou de palmier, puis cuit à la vapeur. Compact et sucré naturellement par le coco, c'est la ration de voyage des marins et guerriers visayans.
Riz gluant cuit longuement dans du lait de coco avec un peu de sel, enveloppé en boudins serrés dans des feuilles de cocotier ou de palmier, puis cuit à la vapeur. Compact et sucré naturellement par le coco, c'est la ration de voyage des marins et guerriers visayans.
Avant de monter dans le balangay, chaque guerrier glisse des suman dans sa ceinture de tissu. C'est la nourriture de la mer — elle ne pourrit pas, elle ne s'éparpille pas, et le gata du niyog te donne la force de pagayer une journée entière. Mes femmes trempent le malagkit toute la nuit, puis le cuisent dans le lait épais jusqu'à ce qu'il colle et brille. Elles l'enroulent dans les feuilles du palmier, serré comme un poignet de guerrier. Nous en déposons aussi devant les anito de la mer pour qu'ils guident nos proues.
- •Malagkit (riz gluant) — Plusieurs poignées, trempé une nuit (Base)
- •Gata (lait de coco, première pression épaisse) — Le lait de plusieurs noix de coco (Richesse, cuisson)
- •Sel marin — Une petite pincée (Exhausteur)
- •Feuilles de cocotier ou de palmier nipa — Plusieurs longues feuilles (Enveloppe)
Suman sa Gata
Riz gluant cuit longuement dans du lait de coco avec un peu de sel, enveloppé en boudins serrés dans des feuilles de cocotier ou de palmier, puis cuit à la vapeur. Compact et sucré naturellement par le coco, c'est la ration de voyage des marins et guerriers visayans.
Pourquoi ce plat ? Les guerriers de Lapu-Lapu naviguaient entre les îles sur leurs balangay. Le suman — riz gluant cuit dans du lait de coco et enveloppé dans des feuilles de palmier — était la ration de voyage idéale : compact, nourrissant, se conservant plusieurs jours sans feu. On en emportait aussi pour les offrandes aux anito avant les batailles.
Avant de monter dans le balangay, chaque guerrier glisse des suman dans sa ceinture de tissu. C'est la nourriture de la mer — elle ne pourrit pas, elle ne s'éparpille pas, et le gata du niyog te donne la force de pagayer une journée entière. Mes femmes trempent le malagkit toute la nuit, puis le cuisent dans le lait épais jusqu'à ce qu'il colle et brille. Elles l'enroulent dans les feuilles du palmier, serré comme un poignet de guerrier. Nous en déposons aussi devant les anito de la mer pour qu'ils guident nos proues.
Ingrédients (version d’époque)
- Malagkit (riz gluant) — Plusieurs poignées, trempé une nuit (Base)
- Gata (lait de coco, première pression épaisse) — Le lait de plusieurs noix de coco (Richesse, cuisson)
- Sel marin — Une petite pincée (Exhausteur)
- Feuilles de cocotier ou de palmier nipa — Plusieurs longues feuilles (Enveloppe)
Ingrédients
- Riz gluant — 400 g (Base)
- Lait de coco (épais, en conserve ou frais) — 400 ml (Richesse, cuisson)
- Sucre de coco ou cassonade — 60 g (Douceur (compensation du sucre naturel moindre du lait de coco industriel))
- Sel — ½ c. à café (Exhausteur)
- Feuilles de bananier (plus faciles à trouver) — 8 à 10 morceaux de 20 × 15 cm (Enveloppe)
Préparation
- Faire tremper le riz gluant dans l'eau froide pendant au moins 4 heures (idéalement une nuit). Égoutter.
- Dans une casserole, mélanger le riz gluant égoutté, le lait de coco, le sucre et le sel. Cuire à feu moyen en remuant constamment pendant 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que le riz absorbe le liquide et devienne collant et translucide.
- Assouplir les feuilles de bananier en les passant brièvement à la flamme ou au micro-ondes (30 secondes).
- Déposer 2 à 3 cuillerées de riz coco au centre de chaque feuille. Rouler en boudin serré et replier les extrémités. Ficeler si nécessaire.
- Cuire à la vapeur pendant 30 minutes dans un panier vapeur ou un couscoussier.
- Laisser tiédir avant de dérouler. Le suman se conserve 2 à 3 jours à température ambiante.
Comment on faisait : Le suman est attesté dans les Philippines pré-coloniales comme nourriture de voyage et offrande rituelle. Les Visayans préparaient plusieurs variantes de kakanin (gâteaux de riz) pour les rituels animistes (pagdiwata) et les expéditions maritimes. Le riz gluant (malagkit) était cultivé spécifiquement pour ces préparations, distinct du riz quotidien.
Le twist contemporain : Servir les suman tranchés en rondelles sur une assiette, nappés d'un filet de latik (crème de coco caramélisée) et d'une pincée de sel de mer en fleur — rappel de l'origine maritime de cette ration de guerrier.
Sources : William Henry Scott, Barangay: Sixteenth-Century Philippine Culture and Society (1994) — alimentation et rituels visayans · Doreen Fernandez, Tikim: Essays on Philippine Food and Culture (1994) — kakanin et riz gluant
Lapu-Lapu · Charactorium





