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Hypocras
Pourquoi ce plat ? À la fin des banquets royaux, on servait l'hypocras, vin sucré et épicé qui clôturait le repas et facilitait la digestion. Si Louis IX, par tempérance, coupait toujours son propre vin d'eau, cette boisson de prestige honorait les ambassadeurs et grands seigneurs reçus à sa cour — vitrine du raffinement capétien.
Vin miellé et longuement infusé d'épices nobles (cannelle, gingembre, graine de paradis, girofle), puis filtré jusqu'à devenir limpide. La boisson d'apparat du Moyen Âge.
Quand le repas touche à sa fin, on présente l'hypocras, ce vin que les apothicaires marient au miel et aux fines épices d'Orient, et qu'on coule par la manche jusqu'à le rendre clair comme rubis. Mes hôtes l'aiment fort, et je le leur fais verser libéralement. Pour moi, je n'y touche guère sans l'amollir d'eau claire, car je tiens l'ivresse pour ennemie de la raison qu'un roi doit garder vive. Sache pourtant que rien ne réchauffe mieux l'estomac après bonne chère.
- •Bon vin — un pichet (base)
- •Miel (ou sucre) — à discrétion (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- •Gingembre — un morceau (chaleur)
- •Graine de paradis — quelques grains (piquant noble)
- •Clou de girofle — quelques-uns (parfum)
Hypocras
Vin miellé et longuement infusé d'épices nobles (cannelle, gingembre, graine de paradis, girofle), puis filtré jusqu'à devenir limpide. La boisson d'apparat du Moyen Âge.
Pourquoi ce plat ? À la fin des banquets royaux, on servait l'hypocras, vin sucré et épicé qui clôturait le repas et facilitait la digestion. Si Louis IX, par tempérance, coupait toujours son propre vin d'eau, cette boisson de prestige honorait les ambassadeurs et grands seigneurs reçus à sa cour — vitrine du raffinement capétien.
Quand le repas touche à sa fin, on présente l'hypocras, ce vin que les apothicaires marient au miel et aux fines épices d'Orient, et qu'on coule par la manche jusqu'à le rendre clair comme rubis. Mes hôtes l'aiment fort, et je le leur fais verser libéralement. Pour moi, je n'y touche guère sans l'amollir d'eau claire, car je tiens l'ivresse pour ennemie de la raison qu'un roi doit garder vive. Sache pourtant que rien ne réchauffe mieux l'estomac après bonne chère.
Ingrédients (version d’époque)
- Bon vin — un pichet (base)
- Miel (ou sucre) — à discrétion (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- Gingembre — un morceau (chaleur)
- Graine de paradis — quelques grains (piquant noble)
- Clou de girofle — quelques-uns (parfum)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 75 cl (base)
- Miel — 80 g (douceur)
- Cannelle — 1 bâton (épice maîtresse)
- Gingembre frais — 4 rondelles (chaleur)
- Graine de paradis (ou poivre long) — 6 grains écrasés (piquant)
- Clous de girofle — 3 (parfum)
Préparation
- Faire tiédir (sans bouillir) le vin avec le miel jusqu'à dissolution.
- Hors du feu, ajouter toutes les épices, couvrir et laisser infuser à froid au moins 12 heures (idéalement une nuit).
- Filtrer soigneusement à travers un linge fin (l'antique « manche d'Hippocrate » qui a donné son nom à la boisson) jusqu'à obtenir un liquide limpide.
- Servir frais ou légèrement tiédi, en très petite quantité, en fin de repas.
Comment on faisait : L'hypocras (« ypocras ») tire son nom d'Hippocrate, par allusion au sac de filtration en pointe. Boisson médicinale autant que festive, ses recettes circulaient dès le XIIIe siècle ; chaque maison avait son dosage d'épices, jalousement gardé.
Le twist contemporain : Pour une table familiale et scolaire, remplacez le vin par du jus de raisin rouge ou du jus de pomme trouble : mêmes épices, même infusion à froid, zéro alcool — un « hypocras des enfants » parfaitement médiéval d'esprit.
Sources : Le Ménagier de Paris · Recueils d'apothicaires médiévaux sur le vin épicé
Louis IX (Saint Louis) · Charactorium





