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Hypocras du roi
Pourquoi ce plat ? On dit que Charles VII coupait son vin d'eau ; mais aux grandes occasions, la clôture d'un banquet royal appelait l'hypocras, ce vin sucré et épicé qu'on offrait avec les dragées pour aider la digestion. Boisson de fête et de cérémonie, à l'image d'un sacre.
Un vin rouge chauffé puis infusé de cannelle, gingembre, graine de paradis et girofle, adouci de sucre ou de miel, puis filtré jusqu'à devenir limpide et parfumé. Chaud et réconfortant, sucré et épicé.
Voici la dernière offrande de mon festin, celle qu'on présente quand les nappes vont être levées. Mon échanson versait le vin, y noyait cannelle, gingembre et graine de paradis, l'adoucissait de sucre, puis le faisait couler par la chausse d'Hippocras jusqu'à le rendre clair comme rubis. Bois-le tiède, à petites gorgées : il échauffe l'estomac et clôt dignement la table d'un roi. Moi qui mêlais d'eau mon vin de tous les jours, je ne refusais point ce nectar les soirs de liesse.
- •Vin rouge — un bon pichet (base de la boisson)
- •Sucre (ou miel) — à goût (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- •Gingembre — une pincée (chaleur)
- •Graine de paradis (maniguette) — quelques grains (piquant noble)
- •Clou de girofle — deux ou trois (parfum)
Hypocras du roi
Un vin rouge chauffé puis infusé de cannelle, gingembre, graine de paradis et girofle, adouci de sucre ou de miel, puis filtré jusqu'à devenir limpide et parfumé. Chaud et réconfortant, sucré et épicé.
Pourquoi ce plat ? On dit que Charles VII coupait son vin d'eau ; mais aux grandes occasions, la clôture d'un banquet royal appelait l'hypocras, ce vin sucré et épicé qu'on offrait avec les dragées pour aider la digestion. Boisson de fête et de cérémonie, à l'image d'un sacre.
Voici la dernière offrande de mon festin, celle qu'on présente quand les nappes vont être levées. Mon échanson versait le vin, y noyait cannelle, gingembre et graine de paradis, l'adoucissait de sucre, puis le faisait couler par la chausse d'Hippocras jusqu'à le rendre clair comme rubis. Bois-le tiède, à petites gorgées : il échauffe l'estomac et clôt dignement la table d'un roi. Moi qui mêlais d'eau mon vin de tous les jours, je ne refusais point ce nectar les soirs de liesse.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — un bon pichet (base de la boisson)
- Sucre (ou miel) — à goût (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- Gingembre — une pincée (chaleur)
- Graine de paradis (maniguette) — quelques grains (piquant noble)
- Clou de girofle — deux ou trois (parfum)
Ingrédients
- Vin rouge fruité — 75 cl (base)
- Sucre — 80 g (ou 3 c. à soupe de miel) (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice maîtresse)
- Gingembre frais — 3 fines tranches (chaleur)
- Graine de paradis ou poivre long — 1/4 c. à café (piquant)
- Clous de girofle — 3 (parfum)
- Noix de muscade — 1 pointe râpée (rondeur)
Préparation
- Chauffer doucement le vin sans le faire bouillir.
- Ajouter le sucre et toutes les épices, remuer pour dissoudre.
- Laisser infuser hors du feu, à couvert, 1 à 2 heures pour que les arômes se développent.
- Filtrer soigneusement à travers un linge fin (l'antique « chausse ») jusqu'à obtenir un liquide limpide.
- Réchauffer légèrement et servir tiède, en petites coupes.
Comment on faisait : L'hypocras tire son nom de la « manche d'Hippocras », un sac de tissu conique servant à filtrer le vin épicé. Recettes et proportions figurent dans le Viandier et le Ménagier de Paris : on l'offrait à l'issue des repas avec des épices de chambre (dragées) pour faciliter la digestion. C'était un marqueur de richesse, vu le prix des épices.
Le twist contemporain : Version sans alcool : remplacer le vin par du jus de raisin rouge et un trait de jus de grenade, mêmes épices — un « hypocras d'enfant » pour les tablées familiales.
Sources : Le Viandier de Taillevent · Le Ménagier de Paris (vers 1393)
Charles VII · Charactorium





