La carte de Louis Pasteur
Poulet au vin jaune et aux morilles
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Le relevé d'honneur (pièce maîtresse des jours de fête)

Poulet au vin jaune et aux morilles

FestifDocumentée🍄 🧂moyen1 h 15
Le relevé d'honneur (pièce maîtresse des jours de fête)

Poulet au vin jaune et aux morilles

Pourquoi ce plat ? C'est LE plat des grandes tablées jurassiennes, marié aux deux trésors du pays de Pasteur : le vin jaune d'Arbois — la ville de ses vignes et de ses Études sur le vin — et les morilles des forêts comtoises. Aux jours de fête, dans une famille bourgeoise d'Arbois, ce relevé crémeux trônait au centre de la table.

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Le relevé d'honneur (pièce maîtresse des jours de fête)

Un poulet doré mijoté dans une sauce à la crème, au vin jaune et aux morilles réhydratées. Le vin de savagnin, oxydatif et noiseté, donne à la sauce une profondeur umami inimitable. Plat noble, généreux, parfumé.

Permettez que je vous présente le mets de nos jours d'apparat, à Arbois. On fait dorer le poulet au beurre, puis on le laisse s'attendrir dans la crème et le vin jaune de nos propres vignes — ce savagnin que j'ai tant interrogé sous mon microscope. Les morilles, cueillies dans nos bois, viennent y déposer leur parfum de sous-bois. Ne faites jamais bouillir la sauce avec rudesse : la chaleur excessive trahit le vin comme elle trahit le lait. Laissez-la se lier doucement, et vous tiendrez là toute la noblesse de ma Franche-Comté.
Louis Pasteur
Ingrédients
  • Poulet fermier1, découpé (viande principale)
  • Vin jaune d'Arbois (savagnin)un grand verre (sauce signature)
  • Morilles séchéesune poignée (champignon parfumé)
  • Crème épaisse de fermeun bol (liaison onctueuse)
  • Beurreune bonne noix (matière de cuisson)
  • Échalote grise2 (aromate)
  • Sel, poivreselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Dans le Jura du XIXe siècle, le vin jaune entrait en cuisine pour les repas de fête : son caractère oxydatif, issu d'un long élevage sous voile de levures, supportait la cuisson et parfumait les sauces. Les morilles séchées, récoltées au printemps, se conservaient pour l'hiver et rehaussaient les plats des grandes occasions.
Sources : Louis Pasteur, Études sur le vin, 1866

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