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Coco quemado (dulce de coco grillé)
Pourquoi ce plat ? Entre La Havane, Marianao et plus tard Miami, les douceurs de coco et de canne ont accompagné toute une vie cubaine — vendues au coin des rues, offertes au visiteur. Une note sucrée pour clore la table de celle qui a su garder, jusque dans l'exil, le goût de l'île.
Coco râpé cuit lentement dans un sirop de sucre de canne parfumé à la cannelle, jusqu'à caraméliser et prendre une teinte dorée. Dense, fondant, intensément sucré.
Pour finir, un peu de douceur — car on ne quitte pas une maison cubaine la bouche amère. Le coco quemado, on le faisait cuire tout doucement, le coco râpé dans son sirop de canne, avec un bâton de cannelle et un soupçon de zeste, jusqu'à ce qu'il prenne cette couleur d'ambre et qu'il accroche au fond de la casserole. Dans la rue, on en vendait des barquettes, et même à Miami, loin de tout, il m'a suffi d'en sentir l'odeur pour me retrouver, l'espace d'un instant, sur le patio de Marianao.
- •Noix de coco fraîche râpée — la chair d'une noix (base)
- •Sucre de canne — à parts généreuses (sirop et caramel)
- •Cannelle en bâton — un morceau (parfum)
- •Zeste de citron vert — un peu (fraîcheur)
- •Eau — un fond (sirop)
Coco quemado (dulce de coco grillé)
Coco râpé cuit lentement dans un sirop de sucre de canne parfumé à la cannelle, jusqu'à caraméliser et prendre une teinte dorée. Dense, fondant, intensément sucré.
Pourquoi ce plat ? Entre La Havane, Marianao et plus tard Miami, les douceurs de coco et de canne ont accompagné toute une vie cubaine — vendues au coin des rues, offertes au visiteur. Une note sucrée pour clore la table de celle qui a su garder, jusque dans l'exil, le goût de l'île.
Pour finir, un peu de douceur — car on ne quitte pas une maison cubaine la bouche amère. Le coco quemado, on le faisait cuire tout doucement, le coco râpé dans son sirop de canne, avec un bâton de cannelle et un soupçon de zeste, jusqu'à ce qu'il prenne cette couleur d'ambre et qu'il accroche au fond de la casserole. Dans la rue, on en vendait des barquettes, et même à Miami, loin de tout, il m'a suffi d'en sentir l'odeur pour me retrouver, l'espace d'un instant, sur le patio de Marianao.
Ingrédients (version d’époque)
- Noix de coco fraîche râpée — la chair d'une noix (base)
- Sucre de canne — à parts généreuses (sirop et caramel)
- Cannelle en bâton — un morceau (parfum)
- Zeste de citron vert — un peu (fraîcheur)
- Eau — un fond (sirop)
Ingrédients
- Coco frais râpé (ou coco râpé non sucré réhydraté) — 250 g (base)
- Sucre de canne blond — 200 g (sirop et caramel)
- Eau — 150 ml (sirop)
- Cannelle en bâton — 1 (parfum)
- Zeste de citron vert — 1/2 (fraîcheur)
- Jaune d'œuf (optionnel) — 1 (liaison plus crémeuse)
Préparation
- Dans une casserole à fond épais, dissoudre le sucre dans l'eau avec la cannelle et le zeste ; porter à frémissement pour obtenir un sirop.
- Ajouter le coco râpé et mélanger.
- Cuire à feu doux en remuant souvent 25–35 min, jusqu'à ce que le sirop épaississe et que le coco dore et caramélise légèrement.
- Hors du feu, si désiré, incorporer le jaune d'œuf battu pour lier (remettre 2 min sur feu très doux sans bouillir).
- Retirer la cannelle, verser dans un plat ou de petites coupelles.
- Laisser tiédir : le coco quemado se mange tiède ou froid, à la cuillère.
Comment on faisait : Le coco quemado (ou 'coco rallado') est un dessert créole né de l'abondance du coco et du sucre de canne, deux piliers de l'économie antillaise. Vendu par les marchands ambulants, il appartient à la grande famille des dulces caseros (douceurs maison) que chaque famille cubaine décline à sa façon.
Le twist contemporain : Servez-le en quenelle tiède sur un sablé, avec quelques copeaux de coco torréfiés et une râpée de zeste de citron vert frais par-dessus.
Lydia Cabrera · Charactorium





