Vtoroïé sucré des jours de fête (le « second » servi en occasion)
Vareniki aux cerises aigres (vychni)
FestifReconstitution🍯 🍋moyen1 h 15
De petits chaussons de pâte bouillie, garnis de cerises aigres juteuses, servis tièdes sous une nappe de crème aigre et un voile de sucre : la douceur festive du sud de l'URSS.
Pourquoi ce plat ? Dans l'Ukraine de son enfance, les vareniki aux cerises de l'été marquaient les jours heureux d'avant-guerre — un goût sucré-acidulé que les soldats du front, affamés de pain noir, gardaient en mémoire comme une image de la paix.
On ne se nourrit pas que de poudre et de pain noir, camarade. L'été, chez nous, on cueillait les vychni, ces cerises aigres, et les femmes pinçaient la pâte autour d'elles jusqu'à former une rangée de petits croissants. On les jetait dans l'eau bouillante, et quand ils remontaient à la surface, on savait qu'ils étaient prêts. Une cuillère de smetana, un peu de sucre, et le jus rouge des cerises te coulait sur les doigts — c'est ce goût-là que je revoyais, allongée dans la boue, l'œil dans la lunette.
Ingrédients
- •Farine de froment — ce qu'il faut pour une pâte souple (pâte)
- •Œuf — un (liant)
- •Eau tiède — un peu (pâte)
- •Cerises aigres (vychni) — un bon bol, dénoyautées (garniture)
- •Sucre — à volonté (douceur)
- •Crème aigre (smetana) — pour servir (garniture)
Comment on faisait : On préparait les vareniki en famille, à plusieurs mains, lors des récoltes d'été. La griotte (cerise aigre) était reine dans le sud de l'URSS ; le jus, soigneusement recueilli, servait de sirop ou de boisson.