La carte de René Char
Pan-bagnat du maquisard
retourner
En-cas de poche (le casse-croûte qui voyage)

Pan-bagnat du maquisard

VoyageÉvocation🧂 🍋 🍄facile20 min (+ repos)
En-cas de poche (le casse-croûte qui voyage)

Pan-bagnat du maquisard

Pourquoi ce plat ? Le pain rond imbibé d'huile et de salade, qui se garde dans la besace et ne craint pas la route : le casse-croûte parfait pour qui marche de Céreste au plateau d'Albion. On l'imagine glissé près du carnet de résistant du capitaine Alexandre, nom de guerre de Char dans le maquis.

cliquer pour retourner
En-cas de poche (le casse-croûte qui voyage)

Un pain rond garni de tomate, œuf dur, anchois, olives et huile d'olive, pressé pour que le pain boive le jus. Plus il attend, meilleur il est : le casse-croûte nomade de la Provence.

Celui-là, tu le glisses dans la besace et tu marches. Le pain doit boire l'huile et le jus de la tomate jusqu'au cœur — on le presse, on le laisse reposer, et c'est au bout du chemin qu'il est le meilleur. Aux jours du maquis, un quignon ainsi garni valait toutes les provisions ; on partageait, on repartait. La faim aussi, vois-tu, fait partie de la liberté qu'on défend.
René Char
Ingrédients
  • Pain rondun par personne (support nomade)
  • Tomates mûresselon le pain (jutosité, acidité)
  • Œuf durun (rassasiant)
  • Anchois ou thonquelques-uns (umami, sel)
  • Olives noiresune poignée (goût)
  • Huile d'olive et vinaigreau filet (assaisonnement)
Comment on faisait : Le pan-bagnat (« pain baigné » en niçois) est le casse-croûte populaire du littoral provençal, conçu pour être préparé à l'avance et transporté par les pêcheurs et travailleurs. Sa version traditionnelle ne contient jamais de légumes cuits, seulement du cru baigné d'huile.

Voir aussi