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Chocolat chaud à la viennoise
Pourquoi ce plat ? Le chocolat chaud du matin était une mode venue d'Autriche que la reine affectionnait particulièrement : la cour possédait même une charge de « chocolatier de la Reine ». C'est l'un des rares plaisirs gourmands qu'elle prenait sobrement, en privé, loin du faste des grands couverts.
Un chocolat épais et mousseux, battu au moulinet, parfumé d'un soupçon de vanille — boisson du réveil des grands d'Europe au XVIIIe siècle.
Vous me trouverez, au petit lever, une tasse fumante entre les mains : c'est mon chocolat, comme à Vienne chez Maman. Mon officier le bat longuement au moulinet jusqu'à ce qu'une mousse fine couronne la tasse — sans cela, point de chocolat digne de ce nom. Je l'aime peu sucré et relevé d'un rien de vanille ; on dit la cour friande de sauces grasses, moi je préfère cette douceur de mon enfance autrichienne. Prenez-en une gorgée brûlante, et vous comprendrez pourquoi j'y reviens chaque matin.
- •Tablette de chocolat de santé — un morceau (base)
- •Lait ou eau — une tasse (liquide)
- •Sucre — à discrétion, modérément (douceur)
- •Gousse de vanille — un éclat (parfum)
- •Cannelle — une pincée (épice)
Chocolat chaud à la viennoise
Un chocolat épais et mousseux, battu au moulinet, parfumé d'un soupçon de vanille — boisson du réveil des grands d'Europe au XVIIIe siècle.
Pourquoi ce plat ? Le chocolat chaud du matin était une mode venue d'Autriche que la reine affectionnait particulièrement : la cour possédait même une charge de « chocolatier de la Reine ». C'est l'un des rares plaisirs gourmands qu'elle prenait sobrement, en privé, loin du faste des grands couverts.
Vous me trouverez, au petit lever, une tasse fumante entre les mains : c'est mon chocolat, comme à Vienne chez Maman. Mon officier le bat longuement au moulinet jusqu'à ce qu'une mousse fine couronne la tasse — sans cela, point de chocolat digne de ce nom. Je l'aime peu sucré et relevé d'un rien de vanille ; on dit la cour friande de sauces grasses, moi je préfère cette douceur de mon enfance autrichienne. Prenez-en une gorgée brûlante, et vous comprendrez pourquoi j'y reviens chaque matin.
Ingrédients (version d’époque)
- Tablette de chocolat de santé — un morceau (base)
- Lait ou eau — une tasse (liquide)
- Sucre — à discrétion, modérément (douceur)
- Gousse de vanille — un éclat (parfum)
- Cannelle — une pincée (épice)
Ingrédients
- Chocolat noir 70 % — 60 g (base)
- Lait entier — 250 ml (liquide)
- Sucre — 1 cuillère à café (douceur)
- Vanille — 1 pointe (ou ½ gousse) (parfum)
- Cannelle — 1 pincée (épice)
Préparation
- Hacher le chocolat finement et le mettre dans une casserole avec un fond de lait.
- Faire fondre à feu doux en remuant, puis verser le reste du lait chaud.
- Ajouter sucre, vanille et cannelle ; chauffer sans bouillir.
- Battre énergiquement au fouet (ou au moulinet) jusqu'à obtenir une mousse épaisse.
- Verser brûlant dans une tasse préchauffée et servir aussitôt.
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, le chocolat se vendait en tablettes « de santé » déjà sucrées et épicées. On le faisait fondre dans une chocolatière munie d'un moussoir (le molinillo) que l'on roulait entre les paumes pour faire mousser. Le sucre des Antilles et la vanille étaient des produits du Nouveau Monde parfaitement disponibles à cette date.
Le twist contemporain : Servez-le dans une tasse à oreilles façon Sèvres, avec une viennoiserie posée en équilibre sur le bord — clin d'œil au goût autrichien de la reine.
Marie-Antoinette · Charactorium





