La carte de Marie-Antoinette
Chocolat chaud à la viennoise
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Collation privée du matin (petit lever)

Chocolat chaud à la viennoise

BoissonDocumentée🍯 ☕facile15 min
Collation privée du matin (petit lever)

Chocolat chaud à la viennoise

Pourquoi ce plat ? Le chocolat chaud du matin était une mode venue d'Autriche que la reine affectionnait particulièrement : la cour possédait même une charge de « chocolatier de la Reine ». C'est l'un des rares plaisirs gourmands qu'elle prenait sobrement, en privé, loin du faste des grands couverts.

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Collation privée du matin (petit lever)

Un chocolat épais et mousseux, battu au moulinet, parfumé d'un soupçon de vanille — boisson du réveil des grands d'Europe au XVIIIe siècle.

Vous me trouverez, au petit lever, une tasse fumante entre les mains : c'est mon chocolat, comme à Vienne chez Maman. Mon officier le bat longuement au moulinet jusqu'à ce qu'une mousse fine couronne la tasse — sans cela, point de chocolat digne de ce nom. Je l'aime peu sucré et relevé d'un rien de vanille ; on dit la cour friande de sauces grasses, moi je préfère cette douceur de mon enfance autrichienne. Prenez-en une gorgée brûlante, et vous comprendrez pourquoi j'y reviens chaque matin.
Marie-Antoinette
Ingrédients
  • Tablette de chocolat de santéun morceau (base)
  • Lait ou eauune tasse (liquide)
  • Sucreà discrétion, modérément (douceur)
  • Gousse de vanilleun éclat (parfum)
  • Cannelleune pincée (épice)
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, le chocolat se vendait en tablettes « de santé » déjà sucrées et épicées. On le faisait fondre dans une chocolatière munie d'un moussoir (le molinillo) que l'on roulait entre les paumes pour faire mousser. Le sucre des Antilles et la vanille étaient des produits du Nouveau Monde parfaitement disponibles à cette date.

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