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Chocolat mousseux à la chocolatière
Pourquoi ce plat ? Marivaux écrivait et discutait dans les cafés parisiens, le Procope en tête, hauts lieux de l'esprit où le chocolat chaud coulait à flots. Cette boisson, importée puis devenue mode du XVIIIe siècle, accompagnait directement sa vie de journaliste et de dramaturge.
Un chocolat épais battu jusqu'à la mousse à l'aide du moussoir, parfumé de cannelle et à peine sucré. La boisson emblématique des cafés où naissaient les comédies.
Au Procope, où nous refaisions le monde entre deux traits d'esprit, je me régalais d'un chocolat battu à la chocolatière jusqu'à le couvrir d'une mousse légère. On le veut bien chaud, parfumé d'un soupçon de cannelle, et point trop sucré, car l'amertume y a sa grâce, comme une coquette qui se fait désirer. J'en humais une tasse, ma plume à la main, et les idées venaient toutes seules.
- •Tablette de chocolat à cuire — un morceau (base)
- •Eau ou lait — une tasse par personne (liquide)
- •Cannelle en bâton — un éclat (parfum)
- •Sucre — à discrétion, modéré (douceur)
Chocolat mousseux à la chocolatière
Un chocolat épais battu jusqu'à la mousse à l'aide du moussoir, parfumé de cannelle et à peine sucré. La boisson emblématique des cafés où naissaient les comédies.
Pourquoi ce plat ? Marivaux écrivait et discutait dans les cafés parisiens, le Procope en tête, hauts lieux de l'esprit où le chocolat chaud coulait à flots. Cette boisson, importée puis devenue mode du XVIIIe siècle, accompagnait directement sa vie de journaliste et de dramaturge.
Au Procope, où nous refaisions le monde entre deux traits d'esprit, je me régalais d'un chocolat battu à la chocolatière jusqu'à le couvrir d'une mousse légère. On le veut bien chaud, parfumé d'un soupçon de cannelle, et point trop sucré, car l'amertume y a sa grâce, comme une coquette qui se fait désirer. J'en humais une tasse, ma plume à la main, et les idées venaient toutes seules.
Ingrédients (version d’époque)
- Tablette de chocolat à cuire — un morceau (base)
- Eau ou lait — une tasse par personne (liquide)
- Cannelle en bâton — un éclat (parfum)
- Sucre — à discrétion, modéré (douceur)
Ingrédients
- Chocolat noir (70 %) — 60 g (base)
- Lait entier (ou eau) — 300 ml (liquide)
- Cannelle — 1 pincée ou 1/2 bâton (parfum)
- Sucre — 1 à 2 c. à café (douceur)
Préparation
- Râper ou casser le chocolat en petits morceaux.
- Chauffer le lait (ou l'eau) avec la cannelle sans le faire bouillir, puis y faire fondre le chocolat.
- Sucrer légèrement, puis battre vigoureusement au fouet (ou au mixeur plongeant) pour faire monter une mousse.
- Verser bien chaud dans une tasse, mousse au-dessus, et déguster aussitôt.
Comment on faisait : On préparait le chocolat dans une « chocolatière », pot à bec muni d'un moussoir (bâton cranté) que l'on faisait tourner entre les paumes pour faire mousser le breuvage. Le chocolat se buvait plus épais et plus amer qu'aujourd'hui, parfumé de cannelle, parfois de vanille. Issu des Amériques, il était parfaitement courant au XVIIIe siècle.
Le twist contemporain : Une râpée de zeste d'orange sur la mousse, clin d'œil aux parfums des salons du Régent.
Marivaux · Charactorium





