La carte de Marivaux
Chocolat mousseux à la chocolatière
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Boisson de café littéraire

Chocolat mousseux à la chocolatière

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Boisson de café littéraire

Chocolat mousseux à la chocolatière

Pourquoi ce plat ? Marivaux écrivait et discutait dans les cafés parisiens, le Procope en tête, hauts lieux de l'esprit où le chocolat chaud coulait à flots. Cette boisson, importée puis devenue mode du XVIIIe siècle, accompagnait directement sa vie de journaliste et de dramaturge.

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Boisson de café littéraire

Un chocolat épais battu jusqu'à la mousse à l'aide du moussoir, parfumé de cannelle et à peine sucré. La boisson emblématique des cafés où naissaient les comédies.

Au Procope, où nous refaisions le monde entre deux traits d'esprit, je me régalais d'un chocolat battu à la chocolatière jusqu'à le couvrir d'une mousse légère. On le veut bien chaud, parfumé d'un soupçon de cannelle, et point trop sucré, car l'amertume y a sa grâce, comme une coquette qui se fait désirer. J'en humais une tasse, ma plume à la main, et les idées venaient toutes seules.
Marivaux
Ingrédients
  • Tablette de chocolat à cuireun morceau (base)
  • Eau ou laitune tasse par personne (liquide)
  • Cannelle en bâtonun éclat (parfum)
  • Sucreà discrétion, modéré (douceur)
Comment on faisait : On préparait le chocolat dans une « chocolatière », pot à bec muni d'un moussoir (bâton cranté) que l'on faisait tourner entre les paumes pour faire mousser le breuvage. Le chocolat se buvait plus épais et plus amer qu'aujourd'hui, parfumé de cannelle, parfois de vanille. Issu des Amériques, il était parfaitement courant au XVIIIe siècle.

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