Poulet frit du dimanche (Southern fried chicken)
Des morceaux de poulet trempés dans du babeurre, enrobés de farine assaisonnée, puis frits jusqu'à une croûte dorée et croustillante qui craque sous la dent et révèle une chair fondante. Le plat de rassemblement par excellence, qu'on pose au centre de la table.
Des morceaux de poulet trempés dans du babeurre, enrobés de farine assaisonnée, puis frits jusqu'à une croûte dorée et croustillante qui craque sous la dent et révèle une chair fondante. Le plat de rassemblement par excellence, qu'on pose au centre de la table.
Mes amis, laissez-moi vous dire : il n'est pas de dimanche béni sans ce poulet-là. Après le sermon, quand les sœurs de la paroisse sortaient leurs grands plats des cuisines de Dexter Avenue, l'odeur du poulet qui crépite valait bien une seconde prière. Ma mère le faisait tremper dans le babeurre toute la nuit — c'est là le secret, disait-elle, la patience avant la table. On rompait ce pain de chair ensemble, Blancs et Noirs parfois, et je vous le dis, autour d'un tel plat la fraternité n'est plus un rêve lointain mais une assiette qu'on se passe de main en main.
- •Poulet fermier en morceaux — 1 volaille (viande de base)
- •Babeurre (lait ribot) — de quoi couvrir (marinade attendrissante)
- •Farine de blé — une bonne quantité (enrobage croustillant)
- •Saindoux ou graisse végétale — pour la friture (cuisson)
- •Sel, poivre noir, paprika — au goût (assaisonnement)
Poulet frit du dimanche (Southern fried chicken)
Des morceaux de poulet trempés dans du babeurre, enrobés de farine assaisonnée, puis frits jusqu'à une croûte dorée et croustillante qui craque sous la dent et révèle une chair fondante. Le plat de rassemblement par excellence, qu'on pose au centre de la table.
Pourquoi ce plat ? Le poulet frit est LE plat des dimanches afro-américains du Sud, servi dans les cuisines des églises baptistes après l'office — exactement le cadre des repas partagés que King aimait à Montgomery et Atlanta. La biographe Coretta Scott King et plusieurs proches ont rappelé son goût pour la cuisine sudiste traditionnelle, dont le poulet frit.
Mes amis, laissez-moi vous dire : il n'est pas de dimanche béni sans ce poulet-là. Après le sermon, quand les sœurs de la paroisse sortaient leurs grands plats des cuisines de Dexter Avenue, l'odeur du poulet qui crépite valait bien une seconde prière. Ma mère le faisait tremper dans le babeurre toute la nuit — c'est là le secret, disait-elle, la patience avant la table. On rompait ce pain de chair ensemble, Blancs et Noirs parfois, et je vous le dis, autour d'un tel plat la fraternité n'est plus un rêve lointain mais une assiette qu'on se passe de main en main.
Ingrédients (version d’époque)
- Poulet fermier en morceaux — 1 volaille (viande de base)
- Babeurre (lait ribot) — de quoi couvrir (marinade attendrissante)
- Farine de blé — une bonne quantité (enrobage croustillant)
- Saindoux ou graisse végétale — pour la friture (cuisson)
- Sel, poivre noir, paprika — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Cuisses et pilons de poulet — 8 morceaux (viande de base)
- Babeurre — 500 ml (marinade)
- Farine de blé — 250 g (enrobage)
- Paprika — 1 c. à soupe (couleur et goût)
- Ail en poudre — 1 c. à café (assaisonnement)
- Sel et poivre noir — 1,5 c. à café chacun (assaisonnement)
- Huile neutre (arachide ou tournesol) — 1 L pour friture (cuisson)
Préparation
- Faire mariner les morceaux de poulet dans le babeurre salé, au frais, idéalement toute une nuit (au moins 2 h).
- Mélanger la farine avec le paprika, l'ail en poudre, le sel et le poivre dans un grand plat.
- Égoutter le poulet et le rouler généreusement dans la farine assaisonnée, en pressant pour bien faire adhérer.
- Chauffer l'huile à 170 °C dans une cocotte en fonte épaisse.
- Frire les morceaux 12 à 15 min en les retournant, jusqu'à une croûte bien dorée et une chair à 75 °C à cœur.
- Égoutter sur une grille (pas sur du papier, pour garder le croustillant) et laisser reposer 5 min.
Comment on faisait : À l'origine, on frisait dans le saindoux, au feu de bois ou sur une cuisinière à charbon, dans une lourde poêle en fonte (la fameuse cast-iron skillet) transmise de génération en génération. Le babeurre, sous-produit du barattage, ne se jetait jamais : il servait à attendrir la viande et à lier la panure.
Le twist contemporain : Servi sur un linge à carreaux avec un filet de miel piquant (hot honey) — clin d'œil au « Nashville hot chicken » devenu icône de la culture sudiste.
Sources : Coretta Scott King, My Life with Martin Luther King, Jr. · Adrian Miller, Soul Food: The Surprising Story of an American Cuisine, 2013
Martin Luther King · Charactorium