La carte de Mary Wollstonecraft
Thé du soir et pain beurré
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Tea — la collation de fin d'après-midi

Thé du soir et pain beurré

BoissonDocumentée☕ 🍯facile10 min
Tea — la collation de fin d'après-midi

Thé du soir et pain beurré

Pourquoi ce plat ? Le thé figure explicitement dans le régime quotidien de Mary. Aux cercles dissidents de Newington Green, où elle fréquentait Richard Price et les radicaux, le thé accompagnait les conversations philosophiques. C'était la boisson sociale par excellence des intellectuels des Lumières britanniques, moins coûteuse que le vin et propice au débat.

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Tea — la collation de fin d'après-midi

Thé noir infusé fort, adouci d'un peu de lait et de sucre, servi avec des tranches de pain beurré. Le rituel de l'esprit autant que du palais : autour de la théière se nouaient les amitiés et les idées.

Versez l'eau bouillante sur les feuilles et laissez infuser le temps d'une pensée bien formée — ni trop courte, ni trop longue. C'est autour de cette théière, à Newington Green, que j'ai entendu les plus beaux discours sur la liberté et débattu de la raison avec des hommes qui daignaient m'écouter. Une tranche de pain beurré, un peu de lait dans la tasse, et voilà de quoi soutenir l'entretien sans grever la bourse. Croyez-moi, on converse mieux sobrement qu'enivré.
Mary Wollstonecraft
Ingrédients
  • Thé noir de Chineune cuillerée de feuilles par tasse (boisson)
  • Eau bouillanteselon le nombre de convives (infusion)
  • Laitun nuage (adoucissant)
  • Sucre de canneselon le goût (douceur)
  • Pain de fromentquelques tranches (accompagnement)
  • Beurre fraisà étaler généreusement (accompagnement)
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, le thé arrivait par la Compagnie des Indes orientales et restait assez cher pour qu'on le conserve sous clé dans des boîtes (tea caddies). On le débattait moralement : certains y voyaient un vice dispendieux, d'autres une alternative vertueuse aux alcools. Le sucre, importé des plantations antillaises, alimentait déjà chez les abolitionnistes un débat de conscience que Mary et ses cercles connaissaient bien.
Sources : C. Anne Wilson, Food and Drink in Britain (1973) · Markman Ellis et al., Empire of Tea (2015)

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