La carte de Nelson Mandela
Socle de maïs émietté du quotidien, mangé à la main avec le lait aigre

Umphokoqo au amasi (maïs émietté, lait fermenté)

QuotidienDocumentée🍋 🫙facile35 min

Une bouillie de maïs cuite assez sèche puis travaillée pour devenir granuleuse et friable, que l'on arrose de lait fermenté (amasi) frais et acidulé. Doux et aigre à la fois, c'est le réconfort xhosa par excellence, mangé à la main.

Socle de maïs émietté du quotidien, mangé à la main avec le lait aigre

Une bouillie de maïs cuite assez sèche puis travaillée pour devenir granuleuse et friable, que l'on arrose de lait fermenté (amasi) frais et acidulé. Doux et aigre à la fois, c'est le réconfort xhosa par excellence, mangé à la main.

Quand j'étais petit, à Qunu, je menais les veaux dans les collines et je rêvais déjà du soir : ma mère écrasait le maïs cuit du bout des doigts jusqu'à ce qu'il s'émiette comme du sable, puis versait l'amasi de la calebasse, ce lait épais et un peu aigre que rien ne remplace. On le mange avec les doigts, croyez-moi, jamais avec une cuillère — sinon ce n'est plus tout à fait de l'umphokoqo. Aujourd'hui encore, ce goût aigre-doux me ramène plus sûrement à la maison que n'importe quel discours.
Nelson Mandela
Ingrédients
  • Farine de maïs blancdeux grandes tasses (socle)
  • Eauselon la texture (cuisson)
  • Amasi (lait caillé en calebasse)à volonté (sauce acidulée)
  • Pincée de selun peu (assaisonnement)
Comment on faisait : L'amasi se préparait en laissant le lait cru s'épaissir et s'acidifier dans une calebasse (iselwa), parfois plusieurs jours : une conservation naturelle bien avant les réfrigérateurs. Chaque famille avait sa calebasse, dont les ferments donnaient un goût unique au lait.
Sources : Anna Trapido, Hunger for Freedom (2008) · Nelson Mandela, Long Walk to Freedom (1994)