retournerBeyaynetu de jeûne — misir wat (lentilles corail au berbéré) sur injera
Beyaynetu de jeûne — misir wat (lentilles corail au berbéré) sur injera
Pourquoi ce plat ? Sélassié Ier était réputé pour sa sobriété et sa piété orthodoxe. Pendant les longues périodes de jeûne imposées par l'Église Tewahedo — où l'on s'abstient de viande, d'œufs et de laitages — la table impériale comme celle du peuple se couvrait de purées de légumineuses. Le misir wat de lentilles corail en est le pilier : modeste, nourrissant, profondément éthiopien.
Des lentilles corail fondues dans un wat de berbéré, déposées sur l'injera spongieuse et acidulée, entourées d'autres petites portions végétales. Épicé, réconfortant, relevé par l'acidité fermentée de la galette.
Aux jours de jeûne, et ils sont nombreux dans l'année du chrétien, Notre table renonce à la chair et se contente des dons de la terre. Que nul ne croie ces mets pauvres : ces lentilles rouges, cuites avec le berbéré et l'oignon, rassasient le corps et apaisent l'âme tout autant qu'un festin. On les pose sur l'injera, dont l'aigreur légère vient de plusieurs jours de patience — car la pâte de teff doit fermenter, comme toute bonne chose doit mûrir en son temps. Mangez de la main droite, prenez la galette pour cuillère, et rendez grâce.
- •Lentilles corail (misir) — une grande écuelle (base protéinée du jeûne)
- •Oignons rouges — abondants (fond fondant)
- •Berbéré — généreusement (épice signature)
- •Huile végétale (jeûne : pas de beurre) — à volonté (matière grasse autorisée)
- •Ail et gingembre — pilés (aromates)
- •Pâte de teff fermentée — préparée à l'avance (injera support)
Beyaynetu de jeûne — misir wat (lentilles corail au berbéré) sur injera
Des lentilles corail fondues dans un wat de berbéré, déposées sur l'injera spongieuse et acidulée, entourées d'autres petites portions végétales. Épicé, réconfortant, relevé par l'acidité fermentée de la galette.
Pourquoi ce plat ? Sélassié Ier était réputé pour sa sobriété et sa piété orthodoxe. Pendant les longues périodes de jeûne imposées par l'Église Tewahedo — où l'on s'abstient de viande, d'œufs et de laitages — la table impériale comme celle du peuple se couvrait de purées de légumineuses. Le misir wat de lentilles corail en est le pilier : modeste, nourrissant, profondément éthiopien.
Aux jours de jeûne, et ils sont nombreux dans l'année du chrétien, Notre table renonce à la chair et se contente des dons de la terre. Que nul ne croie ces mets pauvres : ces lentilles rouges, cuites avec le berbéré et l'oignon, rassasient le corps et apaisent l'âme tout autant qu'un festin. On les pose sur l'injera, dont l'aigreur légère vient de plusieurs jours de patience — car la pâte de teff doit fermenter, comme toute bonne chose doit mûrir en son temps. Mangez de la main droite, prenez la galette pour cuillère, et rendez grâce.
Ingrédients (version d’époque)
- Lentilles corail (misir) — une grande écuelle (base protéinée du jeûne)
- Oignons rouges — abondants (fond fondant)
- Berbéré — généreusement (épice signature)
- Huile végétale (jeûne : pas de beurre) — à volonté (matière grasse autorisée)
- Ail et gingembre — pilés (aromates)
- Pâte de teff fermentée — préparée à l'avance (injera support)
Ingrédients
- Lentilles corail — 250 g (base)
- Oignon — 2 gros, émincés (fond de sauce)
- Berbéré — 2 c. à soupe (épice)
- Huile neutre — 3 c. à soupe (matière grasse (jeûne))
- Ail — 3 gousses (aromate)
- Gingembre — 2 cm râpé (aromate)
- Concentré de tomate — 1 c. à soupe (facultatif, usage moderne) (rondeur et couleur)
- Injera du commerce ou crêpes de teff — à volonté (support)
Préparation
- Rincer les lentilles corail à grande eau jusqu'à ce qu'elle soit claire.
- Faire suer l'oignon à sec puis à l'huile jusqu'à coloration douce, ajouter ail et gingembre.
- Incorporer le berbéré (et le concentré de tomate si utilisé), torréfier 2 min.
- Ajouter les lentilles et de l'eau à hauteur, mijoter 20 à 25 min jusqu'à obtenir une purée onctueuse, saler.
- Servir sur l'injera, accompagné d'autres petites portions (chou-carotte, betterave, purée de pois cassés) pour composer un beyaynetu.
- À défaut d'injera, déposer sur des crêpes de teff ou servir avec du pain plat.
Comment on faisait : L'injera authentique se fait avec la seule farine de teff, minuscule céréale endémique des hauts plateaux éthiopiens, et un levain naturel (ersho) conservé d'une fournée à l'autre. La pâte fermente deux à trois jours avant d'être versée en spirale sur une grande plaque d'argile, le mitad. Aux jours de jeûne, on remplaçait scrupuleusement le beurre par de l'huile.
Le twist contemporain : Composez une mini-assiette « palette du peintre » avec cinq purées de couleurs vives en arc de cercle sur l'injera : un beyaynetu d'apparat qui amuse les enfants.
Haile Selassie · Charactorium





