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Consommé de légumes de vitalité
Pourquoi ce plat ? Dans ses dernières décennies, Tesla vécut largement de jus et de bouillons de légumes, persuadé que cette diète austère préservait sa lucidité. Pendant les longues nuits de laboratoire à Colorado Springs ou New York, un bouillon clair de légumes était le repas d'un homme qui refusait de « gaspiller » son énergie en digestions lourdes.
Un bouillon doré, parfaitement limpide, tiré de céleri, carotte, poireau et navet longuement frémis. Léger, légèrement acidulé d'un trait de citron, à boire dans une tasse — un repas réduit à sa quintessence.
Le corps est une machine, et toute machine perd de son rendement à porter une charge inutile. Aussi, lorsque le travail me retenait jusqu'à l'aube, je ne demandais qu'un bouillon de légumes, clair comme de l'eau de source, où le céleri et la carotte avaient rendu toute leur vertu. Je le buvais brûlant, à même la tasse, et je vous assure que l'esprit en sort plus vif qu'après le plus copieux des festins. La sobriété, voyez-vous, est la première des énergies.
- •Céleri-branche — plusieurs côtes (arôme dominant)
- •Carottes — quelques-unes (douceur)
- •Poireau — un (fond aromatique)
- •Navet — un (rondeur)
- •Persil — un bouquet (fraîcheur)
- •Sel — à goût (assaisonnement)
Consommé de légumes de vitalité
Un bouillon doré, parfaitement limpide, tiré de céleri, carotte, poireau et navet longuement frémis. Léger, légèrement acidulé d'un trait de citron, à boire dans une tasse — un repas réduit à sa quintessence.
Pourquoi ce plat ? Dans ses dernières décennies, Tesla vécut largement de jus et de bouillons de légumes, persuadé que cette diète austère préservait sa lucidité. Pendant les longues nuits de laboratoire à Colorado Springs ou New York, un bouillon clair de légumes était le repas d'un homme qui refusait de « gaspiller » son énergie en digestions lourdes.
Le corps est une machine, et toute machine perd de son rendement à porter une charge inutile. Aussi, lorsque le travail me retenait jusqu'à l'aube, je ne demandais qu'un bouillon de légumes, clair comme de l'eau de source, où le céleri et la carotte avaient rendu toute leur vertu. Je le buvais brûlant, à même la tasse, et je vous assure que l'esprit en sort plus vif qu'après le plus copieux des festins. La sobriété, voyez-vous, est la première des énergies.
Ingrédients (version d’époque)
- Céleri-branche — plusieurs côtes (arôme dominant)
- Carottes — quelques-unes (douceur)
- Poireau — un (fond aromatique)
- Navet — un (rondeur)
- Persil — un bouquet (fraîcheur)
- Sel — à goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Céleri-branche — 4 côtes (arôme dominant)
- Carottes — 3 (douceur)
- Poireau — 1 (fond aromatique)
- Navet — 1 (rondeur)
- Persil plat — quelques tiges (fraîcheur)
- Jus de citron — 1 c. à café (pointe acidulée)
- Sel — à goût (assaisonnement)
Préparation
- Laver et couper grossièrement tous les légumes.
- Les couvrir d'environ 1,5 litre d'eau froide, ajouter le persil et porter à frémissement.
- Laisser cuire à petits frémissements 45 minutes, sans bouillir fort, pour garder un bouillon limpide.
- Filtrer à travers une passoire fine (les légumes peuvent être réservés pour un autre usage).
- Saler, ajouter un trait de jus de citron, et servir bien chaud dans une tasse.
Comment on faisait : À l'époque, les bouillons de légumes étaient autant un aliment qu'un remède : on les recommandait aux convalescents et à ceux qui « ménageaient » leur estomac. Sans cube ni concentré, le goût venait uniquement d'une cuisson lente et patiente. Tesla, végétarien tardif et obsédé d'hygiène, en faisait un pilier de son régime.
Le twist contemporain : Le présenter en petite verrine fumante baptisée « courant alternatif » : clair, vibrant, sans rien de superflu.
Nikola Tesla · Charactorium





