La carte de Paul Verlaine
La soupe à l'oignon du comptoir
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La soupe-socle prise debout au zinc du marchand de vin

La soupe à l'oignon du comptoir

QuotidienReconstitution🍄 🧂facile1 h
La soupe-socle prise debout au zinc du marchand de vin

La soupe à l'oignon du comptoir

Pourquoi ce plat ? On sait que Verlaine prenait « parfois une soupe chez un marchand de vin » : la soupe à l'oignon gratinée, chaude et nourrissante pour quelques sous, était le réconfort du noctambule fauché et des halles parisiennes.

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La soupe-socle prise debout au zinc du marchand de vin

Oignons longuement fondus jusqu'au brun, mouillés de bouillon, versés sur du pain rassis et gratinés au fromage. Un plat d'une seule pièce, dense en goût, qui tient au corps un soir d'hiver.

Quand la poche est vide et la nuit froide, on pousse la porte du marchand de vin et l'on demande la soupe. Les oignons ont fondu des heures durant jusqu'à prendre couleur de vieux cuivre ; on les noie de bouillon, on les verse sur le pain dur de la veille, et le fromage fait dessus une croûte dorée qui file. C'est peu de chose, va, mais cela réchauffe un homme mieux qu'un sermon, et j'en ai connu, des aubes, sauvées par ce seul bol fumant.
Paul Verlaine
Ingrédients
  • Oignonsune bonne poignée par bol (base sucrée-umami)
  • Saindoux ou beurreun morceau (matière à fondre les oignons)
  • Bouillon (os, restes)à hauteur (mouillement)
  • Pain rassisquelques tranches (socle)
  • Fromage à gratter (gruyère, vieux fromage)à volonté (gratin)
Comment on faisait : La soupe à l'oignon gratinée était le ravitaillement des noctambules et des forts des Halles au petit matin. Chez le marchand de vin (ancêtre du bistrot), on servait à toute heure ce plat unique, bon marché, qui faisait office de repas complet pour les gens de peu.

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