La carte de Philippe Auguste
Confiture sèche de garde (épice de chambre / réserve)

Cotignac de coings au miel

ConservationÉvocation🍯 🍋moyen1 h 30 (+ séchage)

Une pâte de coings cuite longuement avec du miel jusqu'à devenir dense et translucide, puis séchée. Sucrée et acidulée, elle se garde des semaines et se mange en petits losanges, comme une confiserie médiévale.

Confiture sèche de garde (épice de chambre / réserve)

Une pâte de coings cuite longuement avec du miel jusqu'à devenir dense et translucide, puis séchée. Sucrée et acidulée, elle se garde des semaines et se mange en petits losanges, comme une confiserie médiévale.

Le coing cru est âpre à faire grincer les dents, mais soumis au feu et au miel il devient confiture d'or qui défie les mois. Mes gens en faisaient des pains que l'on tranchait en losanges, bons à garder en mes celliers, bons à porter par les chemins de Normandie. Une bouchée après le repas, et le ventre s'apaise. Gardez-en pour l'hiver : c'est douceur qui ne se gâte point.
Philippe Auguste
Ingrédients
  • Coings bien mûrsplein panier (fruit)
  • Mielà parts du fruit (sucre et conservateur)
  • Épices (gingembre, cannelle)à volonté (parfum, optionnel)
Comment on faisait : Les pâtes de coing au miel sont une technique de conservation très ancienne (déjà connue de l'Antiquité romaine sous le nom de melomeli). Le « cotignac » comme spécialité nommée (Orléans) est attesté plus tard, d'où le niveau « évocation » : la préparation est plausible au temps de Philippe Auguste, mais le nom et la forme codifiée sont postérieurs. On utilisait le miel, le sucre restant rare et cher.
Sources : Bruno Laurioux, Manger au Moyen Âge (2002) · Maguelonne Toussaint-Samat, Histoire naturelle et morale de la nourriture (1987)