La carte de Pierre de Ronsard
Panade frugale au lait d'amande, pour les jours de langueur
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Bouillon de chevet (nourriture de malade)

Panade frugale au lait d'amande, pour les jours de langueur

RemèdeÉvocation🧂facile20 min
Bouillon de chevet (nourriture de malade)

Panade frugale au lait d'amande, pour les jours de langueur

Pourquoi ce plat ? Dans ses dernières années, au Prieuré de Saint-Cosme, Ronsard malade et affaibli suivait un régime frugal prescrit par ses médecins. La panade et le lait d'amande figuraient parmi les nourritures douces que la médecine du temps réservait aux convalescents.

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Bouillon de chevet (nourriture de malade)

Une bouillie tendre de pain longuement mijoté dans un bouillon léger, adoucie de lait d'amande et d'un jaune d'œuf. Nourriture de chevet, douce à l'estomac fatigué.

Quand le mal eut courbé mon corps et que les médecins m'ôtèrent la venaison et le vin fort, je me contentais de cette panade : du pain défait dans un bouillon clair, adouci d'un lait d'amande et d'un jaune d'œuf battu. Pauvre pitance pour qui chanta les festins ! Mais vois-tu, elle glissait sans peine et laissait l'esprit libre de composer encore quelques vers, tandis que le corps, lui, s'en allait doucement vers son repos.
Pierre de Ronsard
Ingrédients
  • Pain blancde la mie (base)
  • Bouillon léger ou eauce qu'il faut (cuisson)
  • Lait d'amandeun bol (douceur)
  • Jaune d'œufun (liaison)
  • Un peu de sucre ou de selselon la prescription (assaisonnement)
Comment on faisait : Le lait d'amande, fait d'amandes pilées infusées dans l'eau, était l'aliment de carême et de maladie par excellence (il ne tournait pas et convenait aux jours maigres). La panade, pain longuement cuit, était la nourriture douce que la médecine humorale prescrivait aux corps affaiblis.
Sources : Platine, De honesta voluptate et valetudine, B. Platina · Tradition des laits d'amande médiévaux

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