retournerPanade frugale au lait d'amande, pour les jours de langueur
Panade frugale au lait d'amande, pour les jours de langueur
Pourquoi ce plat ? Dans ses dernières années, au Prieuré de Saint-Cosme, Ronsard malade et affaibli suivait un régime frugal prescrit par ses médecins. La panade et le lait d'amande figuraient parmi les nourritures douces que la médecine du temps réservait aux convalescents.
Une bouillie tendre de pain longuement mijoté dans un bouillon léger, adoucie de lait d'amande et d'un jaune d'œuf. Nourriture de chevet, douce à l'estomac fatigué.
Quand le mal eut courbé mon corps et que les médecins m'ôtèrent la venaison et le vin fort, je me contentais de cette panade : du pain défait dans un bouillon clair, adouci d'un lait d'amande et d'un jaune d'œuf battu. Pauvre pitance pour qui chanta les festins ! Mais vois-tu, elle glissait sans peine et laissait l'esprit libre de composer encore quelques vers, tandis que le corps, lui, s'en allait doucement vers son repos.
- •Pain blanc — de la mie (base)
- •Bouillon léger ou eau — ce qu'il faut (cuisson)
- •Lait d'amande — un bol (douceur)
- •Jaune d'œuf — un (liaison)
- •Un peu de sucre ou de sel — selon la prescription (assaisonnement)
Panade frugale au lait d'amande, pour les jours de langueur
Une bouillie tendre de pain longuement mijoté dans un bouillon léger, adoucie de lait d'amande et d'un jaune d'œuf. Nourriture de chevet, douce à l'estomac fatigué.
Pourquoi ce plat ? Dans ses dernières années, au Prieuré de Saint-Cosme, Ronsard malade et affaibli suivait un régime frugal prescrit par ses médecins. La panade et le lait d'amande figuraient parmi les nourritures douces que la médecine du temps réservait aux convalescents.
Quand le mal eut courbé mon corps et que les médecins m'ôtèrent la venaison et le vin fort, je me contentais de cette panade : du pain défait dans un bouillon clair, adouci d'un lait d'amande et d'un jaune d'œuf battu. Pauvre pitance pour qui chanta les festins ! Mais vois-tu, elle glissait sans peine et laissait l'esprit libre de composer encore quelques vers, tandis que le corps, lui, s'en allait doucement vers son repos.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain blanc — de la mie (base)
- Bouillon léger ou eau — ce qu'il faut (cuisson)
- Lait d'amande — un bol (douceur)
- Jaune d'œuf — un (liaison)
- Un peu de sucre ou de sel — selon la prescription (assaisonnement)
Ingrédients
- Mie de pain blanc — 100 g (base)
- Bouillon de volaille léger ou eau — 50 cl (cuisson)
- Lait d'amande non sucré — 20 cl (douceur)
- Jaune d'œuf — 1 (liaison)
- Sel fin — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Émietter la mie de pain dans une casserole, couvrir de bouillon léger.
- Cuire à feu très doux en remuant jusqu'à obtenir une bouillie lisse (10-15 min).
- Incorporer le lait d'amande et chauffer doucement sans bouillir.
- Hors du feu, lier avec le jaune d'œuf battu, saler à peine et servir tiède dans un bol.
Comment on faisait : Le lait d'amande, fait d'amandes pilées infusées dans l'eau, était l'aliment de carême et de maladie par excellence (il ne tournait pas et convenait aux jours maigres). La panade, pain longuement cuit, était la nourriture douce que la médecine humorale prescrivait aux corps affaiblis.
Le twist contemporain : Réhabiliter ce plat de convalescent en porridge salé chic : finir d'un filet d'huile d'amande grillée et de quelques amandes effilées torréfiées pour le croquant.
Sources : Platine, De honesta voluptate et valetudine, B. Platina · Tradition des laits d'amande médiévaux
Pierre de Ronsard · Charactorium





