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Vakalolo ni dalo
Pourquoi ce plat ? Le vakalolo était préparé lors des grandes cérémonies et des offrandes — mariages, funérailles, installations de chefs. Après la conversion de Cakobau au christianisme, ces douceurs de taro et coco accompagnaient les célébrations religieuses sur Bau, remplaçant les anciennes offrandes rituelles.
Pâte de taro cuite à la vapeur dans des feuilles, nappée de crème de coco sucrée au jus de canne. C'est la douceur traditionnelle des Fidji, dense et fondante, parfumée de coco fraîche.
Quand les missionnaires ont baptisé mes guerriers, j'ai voulu que la fête soit digne de Bau. Les femmes ont pilé le dalo jusqu'à ce qu'il soit lisse comme de la terre après la pluie, et l'ont enveloppé dans les feuilles avec le lolo le plus riche. Le sucre de la canne écrasée lui donnait sa douceur. Ce n'est pas un mets de bataille — c'est la nourriture de la paix, celle qu'on partage quand on veut honorer son hôte et montrer que la terre est généreuse.
- •Taro (dalo) — Plusieurs gros tubercules (Base féculente)
- •Crème de coco épaisse (lolo) — Abondamment (Liant et richesse)
- •Jus de canne à sucre — Selon le goût (Sucrant naturel)
- •Feuilles de bananier — Pour envelopper (Cuisson et présentation)
Vakalolo ni dalo
Pâte de taro cuite à la vapeur dans des feuilles, nappée de crème de coco sucrée au jus de canne. C'est la douceur traditionnelle des Fidji, dense et fondante, parfumée de coco fraîche.
Pourquoi ce plat ? Le vakalolo était préparé lors des grandes cérémonies et des offrandes — mariages, funérailles, installations de chefs. Après la conversion de Cakobau au christianisme, ces douceurs de taro et coco accompagnaient les célébrations religieuses sur Bau, remplaçant les anciennes offrandes rituelles.
Quand les missionnaires ont baptisé mes guerriers, j'ai voulu que la fête soit digne de Bau. Les femmes ont pilé le dalo jusqu'à ce qu'il soit lisse comme de la terre après la pluie, et l'ont enveloppé dans les feuilles avec le lolo le plus riche. Le sucre de la canne écrasée lui donnait sa douceur. Ce n'est pas un mets de bataille — c'est la nourriture de la paix, celle qu'on partage quand on veut honorer son hôte et montrer que la terre est généreuse.
Ingrédients (version d’époque)
- Taro (dalo) — Plusieurs gros tubercules (Base féculente)
- Crème de coco épaisse (lolo) — Abondamment (Liant et richesse)
- Jus de canne à sucre — Selon le goût (Sucrant naturel)
- Feuilles de bananier — Pour envelopper (Cuisson et présentation)
Ingrédients
- Taro — 500 g (Base féculente)
- Crème de coco épaisse — 300 ml (Liant et richesse)
- Sucre de canne complet (rapadura ou muscovado) — 80 g (Sucrant)
- Feuilles de bananier (ou papier sulfurisé) — 4-6 morceaux (Enveloppe de cuisson)
- Pincée de sel — 1 pincée (Rehausseur)
Préparation
- Peler le taro (attention : porter des gants, le taro cru peut irriter la peau). Le couper en morceaux et le faire bouillir 20 à 25 minutes jusqu'à ce qu'il soit bien tendre.
- Égoutter et écraser le taro au pilon ou à la fourchette jusqu'à obtenir une pâte lisse et collante.
- Chauffer doucement la crème de coco avec le sucre de canne dans une casserole, en remuant jusqu'à dissolution. Réserver un tiers pour la sauce.
- Incorporer les deux tiers de la crème sucrée à la pâte de taro. Ajouter la pincée de sel. Bien mélanger.
- Assouplir les feuilles de bananier à la flamme. Déposer des portions de pâte au centre de chaque feuille, replier et ficeler.
- Cuire à la vapeur pendant 30 minutes. Servir tiède, en ouvrant les feuilles à table, nappé du reste de crème de coco sucrée.
Comment on faisait : Le vakalolo est une préparation pan-fidjienne dont les variantes utilisent taro, manioc ou fruit de l'arbre à pain. Le sucrant traditionnel était le jus de canne à sucre pressé, la canne étant cultivée aux Fidji bien avant le contact européen. La cuisson se faisait dans le lovo ou à la vapeur dans des paniers de feuilles tressées.
Le twist contemporain : Découper le vakalolo refroidi en carrés réguliers et les saupoudrer de noix de coco râpée grillée, façon confiserie polynésienne à partager.
Sources : Pollock, Nancy J., These Roots Remain: Food Habits in Islands of the Central and Eastern Pacific since Western Contact, University of Hawaii Press, 1992
Ratu Seru Cakobau · Charactorium





