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Café-crème du comptoir
Pourquoi ce plat ? Le café était le bureau, le salon et le quartier général de Desnos et des surréalistes. Au Café Cyrano, place Blanche, la bande d'André Breton se réunissait chaque jour autour des tables de marbre. Un café-crème accoudé au zinc, et la journée d'écriture et de discussions commençait.
Un café noir bien serré adouci d'un nuage de lait chaud mousseux, servi dans une tasse épaisse au comptoir. Le carburant des poètes et le prétexte de toutes les conversations.
Le café, mon ami, ce n'est pas une boisson, c'est une adresse ! Place Blanche, au Cyrano, on s'y retrouvait tous les jours — Breton, Péret, la bande — et le garçon connaissait nos manies. Moi je le prends crème, le noir adouci d'un peu de lait chaud, dans la grosse tasse blanche qui te chauffe les paumes. On y restait des heures à jouer aux mots, à inventer, à se disputer. Une tasse vide ne veut rien dire : c'est le temps qu'on passe autour qui compte.
- •Café fraîchement moulu, torréfié serré — de quoi tirer une tasse forte (base amère)
- •Lait — un nuage chaud (adoucir)
- •Sucre (morceau) — selon le goût (douceur facultative)
Café-crème du comptoir
Un café noir bien serré adouci d'un nuage de lait chaud mousseux, servi dans une tasse épaisse au comptoir. Le carburant des poètes et le prétexte de toutes les conversations.
Pourquoi ce plat ? Le café était le bureau, le salon et le quartier général de Desnos et des surréalistes. Au Café Cyrano, place Blanche, la bande d'André Breton se réunissait chaque jour autour des tables de marbre. Un café-crème accoudé au zinc, et la journée d'écriture et de discussions commençait.
Le café, mon ami, ce n'est pas une boisson, c'est une adresse ! Place Blanche, au Cyrano, on s'y retrouvait tous les jours — Breton, Péret, la bande — et le garçon connaissait nos manies. Moi je le prends crème, le noir adouci d'un peu de lait chaud, dans la grosse tasse blanche qui te chauffe les paumes. On y restait des heures à jouer aux mots, à inventer, à se disputer. Une tasse vide ne veut rien dire : c'est le temps qu'on passe autour qui compte.
Ingrédients (version d’époque)
- Café fraîchement moulu, torréfié serré — de quoi tirer une tasse forte (base amère)
- Lait — un nuage chaud (adoucir)
- Sucre (morceau) — selon le goût (douceur facultative)
Ingrédients
- Café en grains ou moulu (torréfaction soutenue) — 16 g (1 dose serrée) (base)
- Lait entier — 60 ml (crème mousseuse)
- Eau — selon la machine (extraction)
- Sucre — 1 morceau (facultatif) (douceur)
Préparation
- Préparer un café serré (expresso ou café filtre bien corsé) dans une tasse épaisse.
- Faire chauffer le lait sans le bouillir et le faire mousser (fouet, mousseur ou en secouant un bocal chaud).
- Verser le lait mousseux sur le café pour obtenir un nuage clair.
- Servir aussitôt au comptoir, avec un morceau de sucre à part.
Comment on faisait : Le café de comptoir structure la journée parisienne du début du XXe siècle. Mais sous l'Occupation, le vrai café disparut presque entièrement : on but du café national, un ersatz à base d'orge grillée, de glands ou de chicorée, amer et fade. Retrouver une vraie tasse de café était alors un luxe rare et émouvant.
Le twist contemporain : Servi dans une tasse de bistrot d'époque avec un petit carré de chocolat noir — pour saluer les heures passées au Cyrano.
Sources : Anne Egger, Robert Desnos, Fayard, 2007 · Mark Polizzotti, Revolution of the Mind: The Life of André Breton, 1995
Robert Desnos · Charactorium





