Le jambon-beurre du zinc
Une demi-baguette fraîche, croûte craquante, généreusement beurrée et garnie de fines tranches de jambon de Paris. Rien de plus, rien de moins : la simplicité qui a conquis toute une ville.
Une demi-baguette fraîche, croûte craquante, généreusement beurrée et garnie de fines tranches de jambon de Paris. Rien de plus, rien de moins : la simplicité qui a conquis toute une ville.
Pas le temps de s'asseoir, on a un journal à boucler ! Tu attrapes ta demi-baguette au comptoir, le bougre l'ouvre d'un coup de couteau, étale le beurre bien franc — du demi-sel, c'est meilleur — pose le jambon rose, et hop, le tour est joué. Tu mords dedans debout, la croûte craque, le beurre fond, et te voilà rassasié en trois minutes pour repartir au galop. Le secret, c'est le beurre : qu'il y en ait, et du bon. Un sandwich avare, c'est une phrase sans verbe.
- •Demi-baguette fraîche — 1 par personne (support croustillant)
- •Beurre (demi-sel de préférence) — généreusement (liant, gras)
- •Jambon de Paris — deux belles tranches (garniture)
Le jambon-beurre du zinc
Une demi-baguette fraîche, croûte craquante, généreusement beurrée et garnie de fines tranches de jambon de Paris. Rien de plus, rien de moins : la simplicité qui a conquis toute une ville.
Pourquoi ce plat ? Desnos travailla à la presse et à la radio, où il écrivait jusqu'à des slogans publicitaires. Entre deux articles, deux émissions, le déjeuner d'un Parisien pressé tenait dans une demi-baguette beurrée garnie de jambon, mangée debout au comptoir. Le repas du travailleur urbain par excellence.
Pas le temps de s'asseoir, on a un journal à boucler ! Tu attrapes ta demi-baguette au comptoir, le bougre l'ouvre d'un coup de couteau, étale le beurre bien franc — du demi-sel, c'est meilleur — pose le jambon rose, et hop, le tour est joué. Tu mords dedans debout, la croûte craque, le beurre fond, et te voilà rassasié en trois minutes pour repartir au galop. Le secret, c'est le beurre : qu'il y en ait, et du bon. Un sandwich avare, c'est une phrase sans verbe.
Ingrédients (version d’époque)
- Demi-baguette fraîche — 1 par personne (support croustillant)
- Beurre (demi-sel de préférence) — généreusement (liant, gras)
- Jambon de Paris — deux belles tranches (garniture)
Ingrédients
- Demi-baguette tradition — 1 (support)
- Beurre demi-sel — 20 g (tartinage généreux)
- Jambon blanc de qualité — 2 tranches (garniture)
- Cornichons — quelques-uns (facultatif, à part) (acidité d'accompagnement)
Préparation
- Fendre la demi-baguette dans la longueur sans la séparer complètement.
- Tartiner généreusement les deux faces de beurre demi-sel.
- Glisser les tranches de jambon en les pliant pour qu'elles tiennent dans la longueur.
- Refermer, presser légèrement, manger sans attendre — debout, c'est la tradition.
- Accompagner de cornichons à part si on aime le contraste.
Comment on faisait : Le jambon-beurre s'impose au tournant du XXe siècle comme le déjeuner du Parisien pressé, vendu dans tous les bistrots et bougnats. Sous l'Occupation, jambon et beurre devinrent rares et chers, soumis aux tickets de rationnement : ce sandwich ordinaire se mua en petit trésor.
Le twist contemporain : Coupé en biais, présenté avec un ramequin de cornichons et une pointe de moutarde — le casse-croûte populaire élevé au rang d'icône.
Sources : Histoire de la gastronomie populaire parisienne, tradition documentée
Robert Desnos · Charactorium