Chakkarai Pongal (riz doux au jaggery pour la fête de Pongal)
Un riz fondant cuit avec des lentilles moong, sucré au jaggery (sucre de canne brun non raffiné), parfumé à la cardamome, enrichi de ghee, de noix de cajou et de raisins dorés.
Un riz fondant cuit avec des lentilles moong, sucré au jaggery (sucre de canne brun non raffiné), parfumé à la cardamome, enrichi de ghee, de noix de cajou et de raisins dorés.
En janvier, quand le soleil tourne vers le nord, ma maison entière sentait le ghee et le jaggery. On laissait le lait monter et déborder de la marmite neuve — débordement de bonheur, disait-on, signe d'une année pleine. Je remuais ce riz doux qui collait à la cuillère, parfumé de cardamome, et avant d'y goûter, on le posait devant la déesse. Une équation vraie et ce riz offert me semblaient de même nature : deux dons reçus, non inventés. Mangez-en tiède, du bout des doigts, et vous comprendrez ma joie d'enfant.
- •Riz neuf de la moisson — une mesure (base)
- •Lentilles moong (pasi paruppu) — un quart de mesure (onctuosité)
- •Jaggery (vellam) — généreusement (sucre, couleur)
- •Beurre clarifié (ghee) — abondant (richesse, parfum)
- •Cardamome, noix de cajou, raisins secs — une poignée (parfum, garniture)
Chakkarai Pongal (riz doux au jaggery pour la fête de Pongal)
Un riz fondant cuit avec des lentilles moong, sucré au jaggery (sucre de canne brun non raffiné), parfumé à la cardamome, enrichi de ghee, de noix de cajou et de raisins dorés.
Pourquoi ce plat ? Pongal, la fête des moissons tamoule, marque l'année de Ramanujan. On y fait déborder le riz neuf dans le lait en criant « Pongalo Pongal ! ». Ce riz doux, d'abord offert aux dieux puis partagé, appartient à l'univers dévot où le mathématicien voyait la main de la déesse Namagiri.
En janvier, quand le soleil tourne vers le nord, ma maison entière sentait le ghee et le jaggery. On laissait le lait monter et déborder de la marmite neuve — débordement de bonheur, disait-on, signe d'une année pleine. Je remuais ce riz doux qui collait à la cuillère, parfumé de cardamome, et avant d'y goûter, on le posait devant la déesse. Une équation vraie et ce riz offert me semblaient de même nature : deux dons reçus, non inventés. Mangez-en tiède, du bout des doigts, et vous comprendrez ma joie d'enfant.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz neuf de la moisson — une mesure (base)
- Lentilles moong (pasi paruppu) — un quart de mesure (onctuosité)
- Jaggery (vellam) — généreusement (sucre, couleur)
- Beurre clarifié (ghee) — abondant (richesse, parfum)
- Cardamome, noix de cajou, raisins secs — une poignée (parfum, garniture)
Ingrédients
- Riz rond — 150 g (base)
- Lentilles moong décortiquées — 50 g (onctuosité)
- Jaggery râpé — 200 g (sucre)
- Ghee — 4 c. à soupe (richesse)
- Lait — 250 ml (cuisson fondante)
- Cardamome moulue — 1/2 c. à café (parfum)
- Noix de cajou et raisins secs — 2 c. à soupe (garniture)
Préparation
- Griller à sec les lentilles moong une minute, les rincer, puis les cuire avec le riz dans l'eau et le lait jusqu'à une bouillie très tendre.
- Faire fondre le jaggery dans un peu d'eau, filtrer les impuretés, puis incorporer ce sirop au riz.
- Cuire en remuant jusqu'à épaississement, ajouter le ghee peu à peu et la cardamome.
- Faire dorer cajous et raisins dans un peu de ghee, les verser sur le dessus.
- Servir tiède, idéalement sur une feuille de bananier.
Comment on faisait : Le pongal se cuisait dehors, dans une marmite de terre neuve sur un foyer de bois, et le débordement du lait sucré était l'instant sacré de la fête. Le jaggery, et non le sucre blanc, donnait la couleur ambrée et le goût de mélasse.
Le twist contemporain : Une pincée de fleur de sel sur le dessus pour réveiller le jaggery, façon caramel salé — clin d'œil moderne au sucré tamoul.
Sources : S. Meenakshi Ammal, Samaithu Paar (Cook and See), 1951
Srinivasa Ramanujan · Charactorium

