Şurpa au mouton (bouillon gras épicé)
Bouillon clair et gras de mouton mijoté longuement avec des oignons, des carottes et des navets, parfumé au cumin et au poivre noir. Servi brûlant dans des bols individuels avec de la coriandre fraîche, il ouvre traditionnellement chaque repas tatar.
Bouillon clair et gras de mouton mijoté longuement avec des oignons, des carottes et des navets, parfumé au cumin et au poivre noir. Servi brûlant dans des bols individuels avec de la coriandre fraîche, il ouvre traditionnellement chaque repas tatar.
À ma table au Kremlin, nul repas ne commence sans la şurpa fumante. Mes cuisinières choisissent un mouton gras dont la queue ruisselle, elles le font bouillir à petit feu depuis l'aube avec des herbes du jardin et du cumin que les marchands de Boukhara nous apportent par la Volga. Même quand les armées d'Ivan campaient aux portes, mes femmes préparaient cette soupe — car un peuple qui mange sa şurpa n'a pas encore plié le genou. Je la bois lentement, en remerciant le Très-Haut pour chaque jour de liberté qu'il nous accorde encore.
- •Mouton avec os (poitrine ou collier) — un bon morceau (base du bouillon)
- •Graisse de queue de mouton — un morceau (enrichir le bouillon)
- •Oignons — un ou deux (aromate)
- •Carottes — deux (légume)
- •Navets — un (légume)
- •Cumin en grains — une pincée (épice)
- •Poivre noir en grains — quelques-uns (épice)
- •Sel — à convenance (assaisonnement)
- •Coriandre fraîche — une poignée (herbe de finition)
Şurpa au mouton (bouillon gras épicé)
Bouillon clair et gras de mouton mijoté longuement avec des oignons, des carottes et des navets, parfumé au cumin et au poivre noir. Servi brûlant dans des bols individuels avec de la coriandre fraîche, il ouvre traditionnellement chaque repas tatar.
Pourquoi ce plat ? La şurpa était le repas quotidien de tout foyer tatar, du palais aux yourtes des faubourgs de Kazan. Söyembikä, même dans les années difficiles de la régence, où les récoltes étaient menacées par les raids moscovites, pouvait compter sur ce bouillon nourrissant — un plat qui incarnait la résilience du peuple qu'elle gouvernait.
À ma table au Kremlin, nul repas ne commence sans la şurpa fumante. Mes cuisinières choisissent un mouton gras dont la queue ruisselle, elles le font bouillir à petit feu depuis l'aube avec des herbes du jardin et du cumin que les marchands de Boukhara nous apportent par la Volga. Même quand les armées d'Ivan campaient aux portes, mes femmes préparaient cette soupe — car un peuple qui mange sa şurpa n'a pas encore plié le genou. Je la bois lentement, en remerciant le Très-Haut pour chaque jour de liberté qu'il nous accorde encore.
Ingrédients (version d’époque)
- Mouton avec os (poitrine ou collier) — un bon morceau (base du bouillon)
- Graisse de queue de mouton — un morceau (enrichir le bouillon)
- Oignons — un ou deux (aromate)
- Carottes — deux (légume)
- Navets — un (légume)
- Cumin en grains — une pincée (épice)
- Poivre noir en grains — quelques-uns (épice)
- Sel — à convenance (assaisonnement)
- Coriandre fraîche — une poignée (herbe de finition)
Ingrédients
- Collier ou poitrine de mouton — 600 g (base du bouillon)
- Oignon jaune — 1 gros (aromate)
- Carottes — 2 moyennes (légume)
- Navet — 1 moyen (légume)
- Cumin en grains — 1 c. à café (épice)
- Poivre noir en grains — 6-8 (épice)
- Sel — à goût (assaisonnement)
- Eau — 2 litres (bouillon)
- Coriandre fraîche — 1 bouquet (finition)
Préparation
- Placer le mouton dans une grande marmite, couvrir d'eau froide et porter à ébullition. Écumer soigneusement.
- Ajouter l'oignon pelé coupé en deux, le cumin et les grains de poivre. Baisser le feu et laisser frémir à couvert pendant 1 h 30.
- Ajouter les carottes et le navet coupés en gros morceaux. Saler. Poursuivre la cuisson 30 min jusqu'à ce que les légumes soient fondants.
- Retirer la viande, la détailler en morceaux. Répartir viande et légumes dans les bols, arroser de bouillon brûlant.
- Parsemer de coriandre ciselée et servir immédiatement avec du pain rond.
Comment on faisait : La şurpa (ou chorba) est commune à tout le monde turco-mongol. Dans le khanat de Kazan, elle était préparée au mouton ou au cheval. Le cumin arrivait via les routes commerciales de la Volga depuis l'Asie centrale. Les navets et carottes étaient cultivés localement. Le bouillon gras constituait l'apport calorique essentiel dans le climat continental rude de la région.
Le twist contemporain : Servir dans un bol en céramique émaillée turquoise, avec un filet d'huile parfumée au cumin grillé tracé à la surface du bouillon.
Sources : Mukhamedova, R. Tatary-Mishari (Les Tatars-Michars), Moscou, 1972 · Pokhlebkin, V. Natsionalnye kukhni nashikh narodov (Cuisines nationales de nos peuples), Moscou, 1978
Söyembikä · Charactorium





