La carte de Thomas d'Aquin
Minestra de lentilles et de blettes du réfectoire
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Générale (potage commun de la communauté)

Minestra de lentilles et de blettes du réfectoire

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile45 min
Générale (potage commun de la communauté)

Minestra de lentilles et de blettes du réfectoire

Pourquoi ce plat ? C'est l'ordinaire exact de la table de Thomas : la Règle dominicaine proscrit la viande au quotidien, et les légumineuses, les herbes du potager et le pain forment le socle de chaque dîner pris en silence, au couvent de Santa Sabina comme aux studia de Naples et de Paris.

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Générale (potage commun de la communauté)

Un potage épais de lentilles brunes mijotées avec poireau, blettes et un filet d'huile, parfumé de sauge et relevé d'un peu de fromage râpé. On le verse sur des tranches de pain rassis qui s'imbibent : nourrissant, humble, parfait pour tenir une longue journée de lecture et de dispute.

Mon frère, prends place et fais silence, car ici l'on nourrit l'âme par la lecture et le corps par le moindre nécessaire. Notre potage n'a que la lentille, l'herbe du jardin et l'huile : Aristote enseigne que l'homme tempérant se contente de ce qui suffit, et la sobriété rend l'esprit clair pour la chose divine. Verse-le sur ton pain de la veille, qu'aucune miette ne se perde, et rends grâces : le peu, reçu avec mesure, vaut mieux que l'abondance qui alourdit. Mange, et que ton silence soit ta prière.
Thomas d'Aquin
Ingrédients
  • Lentilles brunesune bonne écuelle (base nourrissante)
  • Blettes (ou épinards)une botte (légume vert)
  • Poireau et oignonselon le potager (aromates de fond)
  • Huile d'oliveun filet (matière grasse maigre)
  • Sauge et persilquelques feuilles (parfum)
  • Fromage de brebis sec râpéune pincée (umami, autorisé hors jeûne)
  • Pain rassis2 tranches par convive (support, soupe trempée)
Comment on faisait : Dans les couvents médiévaux, le potage de légumineuses était le pilier du repas : économique, riche en protéines végétales et conforme à l'abstinence de viande. On cuisait au chaudron sur le feu commun, on assaisonnait d'huile et d'herbes du jardin claustral, et le pain trempé (la « soupe » au sens premier) évitait tout gaspillage.

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