La carte de Tokhtamych
Beshbarmak — viande bouillie sur pâte
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Et (plat de viande principal du dastarkhan)

Beshbarmak — viande bouillie sur pâte

QuotidienReconstitution🧂 🍄moyen3 h 30
Et (plat de viande principal du dastarkhan)

Beshbarmak — viande bouillie sur pâte

Pourquoi ce plat ? Le beshbarmak (« cinq doigts », car mangé à la main) est le plat central de tous les peuples turco-mongols de la steppe. À la cour de Tokhtamych à Saraï, comme sous la yourte du dernier cavalier, c'est la viande bouillie partagée qui scelle l'hospitalité. Ce plat accompagnait chaque conseil de guerre et chaque festin de victoire du khan.

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Et (plat de viande principal du dastarkhan)

Du mouton longuement bouilli dans un bouillon parfumé, découpé en morceaux et servi sur des feuilles de pâte cuites dans le même bouillon, arrosées de jus gras et d'oignon fondu. Un plat d'une simplicité trompeuse dont la saveur repose entièrement sur la qualité de la viande et la patience de la cuisson.

Écoute bien, toi qui viens d'au-delà du fleuve. Dans ma yourte d'or à Saraï, quand mes émirs se pressent autour du dastarkhan, c'est toujours le mouton bouilli qui parle en premier. Je découpe moi-même la tête pour mon invité le plus digne — c'est la loi de la steppe, celle de Gengis Khan que nul ne défait. La graisse doit napper les pâtes jusqu'à les faire briller comme le Itil sous la lune. Mange avec tes cinq doigts, ne crains pas de te salir : un homme qui mange proprement est un homme qui n'a pas faim.
— Tokhtamych
Ingrédients
  • •Épaule de mouton avec os — un bon quartier (Viande principale)
  • •Graisse de queue de mouton — un poing (Corps gras du bouillon)
  • •Oignon sauvage des steppes — plusieurs bulbes (Aromate)
  • •Sel gemme — selon le goût (Assaisonnement)
  • •Farine de blé ou de millet — de quoi faire la pâte (Pâte d'accompagnement)
  • •Eau de source — abondante (Bouillon)
Comment on faisait : Le beshbarmak est attesté chez les peuples turcs et mongols depuis le haut Moyen Âge. La pâte n'était pas toujours présente — dans les versions les plus anciennes, la viande seule était servie avec le bouillon (shorpa). L'usage de feuilles de pâte s'est développé au contact des populations sédentaires d'Asie centrale. À la cour de la Horde d'or, le mouton entier bouilli était un marqueur de prestige, la distribution des morceaux suivant un protocole strict lié au rang.
Sources : Paul D. Buell, Eugene N. Anderson, « A Soup for the Qan: Chinese Dietary Medicine of the Mongol Era as Seen in Hu Sihui's Yinshan Zhengyao », Brill, 2010 · Nurlan Kenjeahmetuly, « Kazakh Cuisine », Almaty, 2003

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