La carte de Ulugh Beg
Palov (riz cérémoniel)

Palov-i shâhi (pilaf royal de Samarcande)

FestifReconstitution🧂 🍄 🍯moyen1h30

Riz long cuit à l'étouffée avec du mouton, des carottes jaunes, des pois chiches, des raisins secs et du safran. Le palov timouride se distingue par la cuche de viande et de légumes (zirvak) sur laquelle le riz cuit lentement, absorbant tous les sucs. Chaque grain reste séparé, doré par le safran et le cumin.

Palov (riz cérémoniel)

Riz long cuit à l'étouffée avec du mouton, des carottes jaunes, des pois chiches, des raisins secs et du safran. Le palov timouride se distingue par la cuche de viande et de légumes (zirvak) sur laquelle le riz cuit lentement, absorbant tous les sucs. Chaque grain reste séparé, doré par le safran et le cumin.

Sache, ô visiteur, que nul astronome ne peut calculer les étoiles le ventre creux. Lorsque mes savants achèvent une nuit d'observation à l'observatoire, je fais préparer un palov digne de leur labeur — le riz doré comme les étoiles que nous cataloguons, le mouton tendre comme la patience qu'exige la science. Mon cuisinier dispose le zirvak au fond du qazan, puis le riz par-dessus, et referme le couvercle : nul ne doit l'ouvrir avant que les vapeurs aient accompli leur œuvre, tout comme nul ne doit interrompre un calcul avant sa conclusion. C'est ainsi que l'on sert la connaissance et le palov : avec rigueur et générosité.
Ulugh Beg
Ingrédients
  • Riz long de Ferganaune grande mesure (Base du pilaf)
  • Épaule de moutonun beau morceau avec l'os (Viande principale)
  • Carottes jaunesautant que de riz (Douceur et couleur du zirvak)
  • Oignonsdeux ou trois gros (Fond aromatique)
  • Pois chiches secsune poignée, trempés (Consistance)
  • Raisins secsune poignée (Touche sucrée)
  • Huile de sésame ou graisse de queue de moutongénéreusement (Matière grasse de cuisson)
  • Cumin en grainsune pincée (Épice principale)
  • Safranquelques filaments (Couleur et parfum noble)
  • Selà convenance (Assaisonnement)
Comment on faisait : Le pilaf est attesté dans la cuisine persane et centre-asiatique depuis le Xe siècle au moins. Les chroniques timourides de Clavijo (ambassadeur castillan à la cour de Tamerlan en 1404) décrivent des banquets où le riz au mouton occupait la place d'honneur. La graisse de queue de mouton (dumba) était la matière grasse traditionnelle, et le qazan en fonte le récipient de cuisson exclusif.
Sources : Ruy González de Clavijo, « Embajada a Tamorlán » (1406), récit des banquets timourides à Samarcande · Charles Perry, « Medieval Arab Cookery » (2001), Prospect Books — pilaf et cuisine persane médiévale

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