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Confiture de carottes façon abricot
Pourquoi ce plat ? Le sucre étant sévèrement rationné, on étire la moindre cuillerée avec ce que le marché offre : la carotte, sucrée et abondante, devient une fausse confiture d'abricots que l'on met en pot pour les jours sans. Une débrouille typique des cuisines parisiennes que fréquente Vercors.
Une confiture rusée qui imite l'abricot avec des carottes et un peu de citron. On la met en pot pour qu'elle se garde, petite réserve de douceur dans un temps qui en manque cruellement.
Le sucre, voyez-vous, on le comptait morceau par morceau, et l'abricot n'était plus qu'un souvenir d'avant-guerre. Une voisine m'a soufflé le tour : on râpe des carottes, on les fait fondre tout doucement avec le peu de sucre qu'on a, un jus de citron pour réveiller, et la couleur, la douceur, presque le goût de l'abricot reviennent comme par miracle. J'en gardais un pot sur l'étagère, pour le matin où l'on voulait croire, le temps d'une tartine, que rien n'avait changé. C'était peu de chose, et c'était beaucoup.
- •Carottes — une livre (chair sucrée, base)
- •Sucre — le peu qu'on a (conservation et douceur)
- •Citron — un, si l'on en déniche (acidité, évoque l'abricot)
- •Eau — un fond (cuisson)
Confiture de carottes façon abricot
Une confiture rusée qui imite l'abricot avec des carottes et un peu de citron. On la met en pot pour qu'elle se garde, petite réserve de douceur dans un temps qui en manque cruellement.
Pourquoi ce plat ? Le sucre étant sévèrement rationné, on étire la moindre cuillerée avec ce que le marché offre : la carotte, sucrée et abondante, devient une fausse confiture d'abricots que l'on met en pot pour les jours sans. Une débrouille typique des cuisines parisiennes que fréquente Vercors.
Le sucre, voyez-vous, on le comptait morceau par morceau, et l'abricot n'était plus qu'un souvenir d'avant-guerre. Une voisine m'a soufflé le tour : on râpe des carottes, on les fait fondre tout doucement avec le peu de sucre qu'on a, un jus de citron pour réveiller, et la couleur, la douceur, presque le goût de l'abricot reviennent comme par miracle. J'en gardais un pot sur l'étagère, pour le matin où l'on voulait croire, le temps d'une tartine, que rien n'avait changé. C'était peu de chose, et c'était beaucoup.
Ingrédients (version d’époque)
- Carottes — une livre (chair sucrée, base)
- Sucre — le peu qu'on a (conservation et douceur)
- Citron — un, si l'on en déniche (acidité, évoque l'abricot)
- Eau — un fond (cuisson)
Ingrédients
- Carottes — 500 g (base sucrée et couleur)
- Sucre — 250 g (douceur et conservation)
- Citron (jus + zeste) — 1 à 2 (acidité et tenue)
- Eau — 15 cl (cuisson)
- Gousse de vanille (optionnel) — 1 (parfum (le luxe d'aujourd'hui))
Préparation
- Éplucher et râper finement les carottes (ou les cuire et les écraser).
- Les mettre dans une casserole à fond épais avec l'eau, cuire 10 minutes jusqu'à ce qu'elles soient tendres.
- Ajouter le sucre, le jus et le zeste de citron, et la vanille si vous en avez.
- Cuire à feu doux 25 à 30 minutes en remuant souvent, jusqu'à consistance nappante.
- Mettre en pot ébouillanté, fermer et retourner pour faire le vide d'air. Se garde plusieurs semaines au frais.
Comment on faisait : Face au rationnement du sucre, les ménagères multipliaient les 'fausses confitures' à base de légumes sucrés (carotte, betterave, potiron) ou de fruits du jardin, additionnés de citron ou de pomme pour la prise. C'était autant une question de goût que de garde-manger : tout ce qui pouvait se conserver mettait à l'abri du lendemain.
Le twist contemporain : Servez-la sur un pain au levain toasté avec un peu de chèvre frais : la carotte y redevient chic, en condiment sucré-acidulé.
Vercors · Charactorium





