retournerConfiture de myrtilles sauvages du Maine
Confiture de myrtilles sauvages du Maine
Pourquoi ce plat ? Yourcenar aimait les fruits sauvages cueillis aux alentours de Petite Plaisance, dans un Maine célèbre pour ses myrtilles sauvages (wild blueberries). Les transformer en confiture, c'était garder un peu de l'été pour les longs hivers du Nord — geste de sobriété et d'attention à la nature qui lui ressemblait.
Une confiture épaisse et sombre de petites myrtilles sauvages, à peine sucrée, relevée d'un trait de citron — la mémoire de l'été mise en pots pour l'hiver.
L'été du Maine est bref, et je tâche d'en retenir le goût. Je vais cueillir ces minuscules myrtilles sauvages qui poussent sur les landes, plus serrées et plus parfumées que celles des jardins. Je les fais à peine confire, sans les noyer de sucre, car je veux qu'elles gardent leur âpreté de fruit du Nord. Un pot ouvert au cœur de janvier, et c'est tout un été qui revient sur la tartine.
- •Myrtilles sauvages cueillies sur la lande — un grand panier (fruit)
- •Sucre — selon le goût, modéré (conservation et douceur)
- •Jus de citron — quelques gouttes (acidité et prise)
Confiture de myrtilles sauvages du Maine
Une confiture épaisse et sombre de petites myrtilles sauvages, à peine sucrée, relevée d'un trait de citron — la mémoire de l'été mise en pots pour l'hiver.
Pourquoi ce plat ? Yourcenar aimait les fruits sauvages cueillis aux alentours de Petite Plaisance, dans un Maine célèbre pour ses myrtilles sauvages (wild blueberries). Les transformer en confiture, c'était garder un peu de l'été pour les longs hivers du Nord — geste de sobriété et d'attention à la nature qui lui ressemblait.
L'été du Maine est bref, et je tâche d'en retenir le goût. Je vais cueillir ces minuscules myrtilles sauvages qui poussent sur les landes, plus serrées et plus parfumées que celles des jardins. Je les fais à peine confire, sans les noyer de sucre, car je veux qu'elles gardent leur âpreté de fruit du Nord. Un pot ouvert au cœur de janvier, et c'est tout un été qui revient sur la tartine.
Ingrédients (version d’époque)
- Myrtilles sauvages cueillies sur la lande — un grand panier (fruit)
- Sucre — selon le goût, modéré (conservation et douceur)
- Jus de citron — quelques gouttes (acidité et prise)
Ingrédients
- Myrtilles sauvages (ou myrtilles fraîches) — 1 kg (fruit principal)
- Sucre — 600 g (conservation et douceur)
- Jus de citron — 1 citron (acidité, équilibre et gélification)
- Zeste de citron (facultatif) — 1/2 (parfum)
Préparation
- Trier et rincer les myrtilles, les égoutter.
- Les mettre dans une bassine avec le sucre et le jus de citron, laisser macérer 1 heure.
- Porter à ébullition douce en remuant, puis cuire à feu moyen 20 à 25 minutes en écumant.
- Vérifier la prise : une goutte déposée sur une assiette froide doit figer légèrement.
- Verser bouillant dans des pots ébouillantés, fermer et retourner jusqu'au refroidissement.
- Conserver à l'abri de la lumière ; une fois ouvert, garder au frais.
Comment on faisait : Le Maine est l'un des grands territoires de la myrtille sauvage (low-bush blueberry), récoltée et mise en conserve par les familles depuis le XIXe siècle. La confiture à teneur réduite en sucre, qui préserve l'acidité du fruit, correspond à l'esprit frugal et naturel de la table de Yourcenar.
Le twist contemporain : Étiqueter les pots à la plume, façon journal d'écrivain, et servir la confiture sur un pain grillé tiède à côté du thé de l'après-midi.
Marguerite Yourcenar · Charactorium





