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Les pommes de terre à la lampe, comme chez les Mangeurs
Pourquoi ce plat ? En 1885, à Nuenen, Vincent peint Les Mangeurs de pommes de terre : des paysans partageant à la lampe le tubercule qu'ils ont eux-mêmes arraché. Il vivait alors lui-même de ces pommes de terre et de café, et voulait que sa toile sente « le lard, la fumée et la vapeur des patates ».
Une marmite de pommes de terre à l'eau, écrasées grossièrement avec un peu de gras de lard et d'oignon, mangées brûlantes à même le plat commun. La nourriture des paysans du Nord : terreuse, fumante, sincère.
Mon ami, regarde bien cette marmite avant de la manger : c'est elle que j'ai peinte. Ces gens qui mangent leurs pommes de terre à la lampe ont labouré la terre de ces mêmes mains qu'ils plongent dans le plat — et c'est cela qui est honnête, cela qui est beau. On les fait cuire à l'eau salée jusqu'à ce qu'elles s'effondrent, on les écrase avec un doigt de graisse fondue et un oignon, et l'on mange tous au même plat sans façon. Crois-moi, une patate fumante sous une lampe vaut tous les banquets : elle a la couleur de la terre et le goût du travail.
- •Pommes de terre fermes — une bonne marmite (socle nourricier)
- •Gras de lard fondu — une grosse cuillère (richesse et goût fumé)
- •Oignon — un, émincé (aromate)
- •Sel gris — selon le goût (assaisonnement)
Les pommes de terre à la lampe, comme chez les Mangeurs
Une marmite de pommes de terre à l'eau, écrasées grossièrement avec un peu de gras de lard et d'oignon, mangées brûlantes à même le plat commun. La nourriture des paysans du Nord : terreuse, fumante, sincère.
Pourquoi ce plat ? En 1885, à Nuenen, Vincent peint Les Mangeurs de pommes de terre : des paysans partageant à la lampe le tubercule qu'ils ont eux-mêmes arraché. Il vivait alors lui-même de ces pommes de terre et de café, et voulait que sa toile sente « le lard, la fumée et la vapeur des patates ».
Mon ami, regarde bien cette marmite avant de la manger : c'est elle que j'ai peinte. Ces gens qui mangent leurs pommes de terre à la lampe ont labouré la terre de ces mêmes mains qu'ils plongent dans le plat — et c'est cela qui est honnête, cela qui est beau. On les fait cuire à l'eau salée jusqu'à ce qu'elles s'effondrent, on les écrase avec un doigt de graisse fondue et un oignon, et l'on mange tous au même plat sans façon. Crois-moi, une patate fumante sous une lampe vaut tous les banquets : elle a la couleur de la terre et le goût du travail.
Ingrédients (version d’époque)
- Pommes de terre fermes — une bonne marmite (socle nourricier)
- Gras de lard fondu — une grosse cuillère (richesse et goût fumé)
- Oignon — un, émincé (aromate)
- Sel gris — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pommes de terre à chair tendre (type bintje) — 800 g (socle nourricier)
- Lardons fumés ou beurre — 100 g de lardons ou 40 g de beurre (gras et umami fumé)
- Oignon — 1 gros, émincé (aromate)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Éplucher les pommes de terre et les couper en gros morceaux.
- Les cuire 20 min à l'eau bien salée, jusqu'à ce qu'elles soient très fondantes.
- Pendant ce temps, faire dorer l'oignon dans les lardons (ou le beurre) à feu doux.
- Égoutter les pommes de terre, les écraser grossièrement à la fourchette en laissant des morceaux.
- Incorporer l'oignon et tout le gras de cuisson, saler, poivrer.
- Servir brûlant dans un plat commun, à la lueur d'une bougie pour l'esprit.
Comment on faisait : Dans le Brabant des années 1880, les familles de paysans pauvres vivaient quasi exclusivement de pommes de terre, de pain noir et de café de chicorée. On mangeait sans assiette individuelle, dans une marmite posée au centre, à la lampe à huile car la bougie coûtait cher.
Le twist contemporain : Un dressage « toile sombre » : purée écrasée dans une assiette terre, oignons caramélisés en touches de pinceau, un filet d'huile pour la lumière — hommage direct aux bruns et aux ocres des Mangeurs.
Vincent van Gogh · Charactorium





