La carte de Wu Zetian
Bouillie de riz de l'aube et légumes saumurés
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Repas du matin (zǎo fàn) de la table impériale, pris avant les audiences

Bouillie de riz de l'aube et légumes saumurés

QuotidienReconstitution🧂 🫙facile1 h 30
Repas du matin (zǎo fàn) de la table impériale, pris avant les audiences

Bouillie de riz de l'aube et légumes saumurés

Pourquoi ce plat ? Wu Zetian gouverne en travailleuse acharnée : elle préside les audiences dès l'aube. Comme toute la cour, elle ouvre la journée par une bouillie de céréales réconfortante, accompagnée de légumes saumurés qui réveillent le palais — un repas sobre derrière le faste, avant les affaires de l'empire.

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Repas du matin (zǎo fàn) de la table impériale, pris avant les audiences

Une bouillie de riz blanc longuement mijotée, lisse et nourrissante, servie avec de petits monticules de légumes lacto-fermentés (navet, moutarde, concombre) et un filet de jiàng. Le contraste du doux et du salé-acidulé éveille.

Avant que le tambour n'appelle les ministres, quand la lampe brûle encore, Nous prenons ce bol fumant. Le riz blanc, mijoté jusqu'à devenir velours, apaise l'estomac que les soucis de l'empire tourmentent. À côté, ces légumes que l'on a laissés mûrir dans la saumure piquent la langue et chassent le sommeil. Un souverain qui veut tenir le Mandat du Ciel du matin au soir doit d'abord savoir nourrir simplement son corps.
Wu Zetian
Ingrédients
  • Riz blancune poignée par bol (socle)
  • Eau de sourceabondante (cuisson)
  • Navet et feuilles de moutarde saumurésun petit tas (accompagnement fermenté)
  • Concombre (hú guā) saumuréquelques rondelles (fraîcheur acidulée)
  • Sauce de fèves fermentées (jiàng)un trait (assaisonnement umami)
Comment on faisait : La bouillie de céréales (zhōu) est, depuis l'Antiquité chinoise, le socle du repas, du paysan à l'empereur — seule la qualité de la céréale change : millet et orge pour le peuple du nord, riz blanc raffiné pour l'élite. La lacto-fermentation des légumes en saumure permettait de tenir tout l'hiver et reste un art décrit dès le Qimin Yaoshu (VIe siècle).
Sources : Jia Sixie, Qimin Yaoshu (齊民要術), VIe siècle, sur les saumures et fermentations

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