La carte de Wu Zetian
Hán jù — torsades frites au miel et au sésame
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Friandise sèche de conservation, mangée froide lors de la Fête des aliments froids (Hánshí)

Hán jù — torsades frites au miel et au sésame

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Friandise sèche de conservation, mangée froide lors de la Fête des aliments froids (Hánshí)

Hán jù — torsades frites au miel et au sésame

Pourquoi ce plat ? Chaque printemps, la Fête des aliments froids (Hánshí) interdit d'allumer le feu durant plusieurs jours : on prépare donc à l'avance des friandises sèches qui se gardent et se mangent froides. À la cour de Wu Zetian comme dans tout l'empire, ces torsades dorées et croustillantes sont la douceur de saison par excellence.

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Friandise sèche de conservation, mangée froide lors de la Fête des aliments froids (Hánshí)

De fines bandes de pâte de blé torsadées, frites jusqu'à devenir blondes et cassantes, puis enrobées de miel ou de malt et roulées dans le sésame. Légères, sucrées, elles se conservent plusieurs jours — parfaites pour la fête où le feu est proscrit.

Quand vient la Fête des aliments froids et que le feu doit s'éteindre dans tout l'empire en mémoire des anciens, il faut bien que la cour grignote quelque douceur ! Mes cuisinières roulaient la pâte de froment en fins rubans, les tordaient comme des nattes, les jetaient dans l'huile chaude jusqu'à ce qu'elles chantent en dorant. Une fois miellées et roulées dans le sésame, on les gardait plusieurs jours sans qu'elles mollissent. Croque-en une : elle craque comme la première glace du printemps.
Wu Zetian
Ingrédients
  • Farine de bléun grand bol (pâte)
  • Eauce qu'il faut (liant)
  • Miel ou sirop de malt (maltose)une louche (enrobage sucré)
  • Graines de sésameune poignée (finition)
  • Huile pour fritureabondante (cuisson)
Comment on faisait : Le hán jù (寒具, littéralement « ustensile/mets de froid ») est documenté dès le Qimin Yaoshu (VIe siècle) et reste populaire sous les Tang. Pensée pour la Fête des aliments froids où il était interdit d'allumer le feu, cette friandise frite à l'avance se gardait sans s'altérer — une cuisine de conservation autant que de fête.
Sources : Jia Sixie, Qimin Yaoshu (齊民要術), VIe siècle, recette du hán jù

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