retournerOinómeli — vin miellé de la libation à Zeus
Oinómeli — vin miellé de la libation à Zeus
Pourquoi ce plat ? Aucun repas, aucun banquet grec ne commençait sans une libation : on versait à terre quelques gouttes de vin pour les dieux, et la première était souvent pour Zeus, garant des serments et de l'hospitalité (Zeus Xénios). Le vin miellé était le breuvage de fête par excellence.
Vin rouge adouci de miel et parfumé d'épices et d'aromates, servi coupé d'eau comme l'exigeait la coutume grecque. Boisson du sympósion et offrande liquide aux Olympiens.
Avant de porter la coupe à tes lèvres, mortel, souviens-toi de moi : verse au sol la première gorgée, car je suis le gardien des hôtes et des serments. Le vin pur est bon pour les barbares ; toi, coupe-le d'eau et adoucis-le de miel, comme il sied à un Grec. Un soupçon de thym, un grain de cannelle venu des terres lointaines, et ta coupe sentira l'Olympe. Bois avec mesure, et que ta langue n'oublie jamais à qui revient la première part.
- •Vin rouge — une cruche (base)
- •Miel de thym — selon le goût (douceur)
- •Eau de source — deux à trois parts pour une de vin (coupage rituel)
- •Cannelle (kinnámomon) et thym — un soupçon (aromates)
Oinómeli — vin miellé de la libation à Zeus
Vin rouge adouci de miel et parfumé d'épices et d'aromates, servi coupé d'eau comme l'exigeait la coutume grecque. Boisson du sympósion et offrande liquide aux Olympiens.
Pourquoi ce plat ? Aucun repas, aucun banquet grec ne commençait sans une libation : on versait à terre quelques gouttes de vin pour les dieux, et la première était souvent pour Zeus, garant des serments et de l'hospitalité (Zeus Xénios). Le vin miellé était le breuvage de fête par excellence.
Avant de porter la coupe à tes lèvres, mortel, souviens-toi de moi : verse au sol la première gorgée, car je suis le gardien des hôtes et des serments. Le vin pur est bon pour les barbares ; toi, coupe-le d'eau et adoucis-le de miel, comme il sied à un Grec. Un soupçon de thym, un grain de cannelle venu des terres lointaines, et ta coupe sentira l'Olympe. Bois avec mesure, et que ta langue n'oublie jamais à qui revient la première part.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une cruche (base)
- Miel de thym — selon le goût (douceur)
- Eau de source — deux à trois parts pour une de vin (coupage rituel)
- Cannelle (kinnámomon) et thym — un soupçon (aromates)
Ingrédients
- Vin rouge sec — 500 ml (base)
- Miel de thym — 4 à 6 c. à soupe (douceur)
- Eau — 250 à 500 ml selon le goût (coupage)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Thym frais — 2 branches (aromate)
- Zeste de citron ou de coing — 1 lanière (facultatif) (fraîcheur)
Préparation
- Versez le vin dans une casserole avec le miel, la cannelle et le thym ; chauffez doucement sans bouillir pour dissoudre le miel et infuser les arômes, 8 à 10 min.
- Laissez refroidir et reposer 1 h pour que les épices diffusent, puis filtrez.
- Au moment de servir, coupez d'eau (fraîche ou tiède) selon votre goût, à la manière grecque — jamais le vin pur.
- Pour une version sans alcool destinée aux jeunes convives, remplacez le vin par un jus de raisin rouge avec un trait de vinaigre de vin pour l'acidité.
- Servez dans des coupes basses ; n'oubliez pas la libation symbolique avant la première gorgée.
Comment on faisait : Les Grecs jugeaient barbare de boire le vin pur (ákratos) : on le mélangeait dans un grand vase, le cratère, avec deux à trois fois son volume d'eau. Le miel servait à corriger l'âpreté des vins anciens, souvent rugueux. La libation aux dieux ouvrait systématiquement le banquet, et Zeus en recevait fréquemment la première ou la dernière.
Le twist contemporain : Servez chaud en hiver comme un "hypocras de l'Olympe", ou glacé en été dans une coupe givrée au miel et au thym.
Sources : Homère, Odyssée (libations et vin coupé d'eau) · Athénée de Naucratis, Deipnosophistes (préparations de vins miellés et épicés)
Zeus · Charactorium





