
Raden Ajeng Kartini is a Javanese aristocrat from the Dutch East Indies who became a pioneer of women's emancipation in Southeast Asia. Through her letters to Dutch correspondents, she denounced the condition of women in colonial society and advocated for their access to education. Dying at age 25, she remains a national symbol in Indonesia.
Raden Ajeng Kartini(1879 — 1904)
Raden Ajeng Kartini
Indes néerlandaises
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Frequently asked questions
Famous Quotes
« We want Javanese women to be educated, not to compete with men, but to be their worthy companions.»
« From darkness to light — that is the path we want to pave for our sisters.»
Key Facts
- Born in 1879 in Jepara (Central Java) into a noble Javanese family, she received a Dutch primary education, rare for a girl at the time.
- From 1899, she maintained a correspondence in Dutch with Dutch friends, especially Rosa Abendanon, exposing her progressive ideas on education and the condition of women.
- Confined by custom (pingitan) at puberty, she was married in 1903 to the regent of Rembang despite her aspirations to continue her studies in the Netherlands.
- She opened a school for girls in her husband's residence, concretely applying her convictions on female education.
- Died in childbirth in 1904 at age 25; her letters were published posthumously in 1911 under the title “Door Duisternis tot Licht” (From Darkness to Light), making her a national icon.
Works & Achievements
Ensemble de lettres où Kartini développe sa critique de la condition des femmes et son plaidoyer pour l'éducation.
Petite école qu'elle ouvre dans la résidence de son père, offrant lecture et instruction à des filles de la région.
Recueil posthume de ses lettres publié par J.H. Abendanon, qui fit connaître sa pensée dans tout l'archipel et aux Pays-Bas.
Kartini soutint et fit connaître l'artisanat local, aidant les artisans de Jepara à trouver des débouchés.
Réseau d'écoles pour filles fondé en son honneur après sa mort, concrétisant son idéal d'éducation féminine.
Anecdotes
Fille d'un régent javanais, Kartini fut autorisée à fréquenter une école primaire néerlandaise jusqu'à l'âge de 12 ans. Mais dès qu'elle eut cet âge, elle fut soumise au pingitan, la réclusion traditionnelle : elle dut rester enfermée dans la maison familiale en attendant qu'un mariage soit arrangé pour elle.
Pour tromper l'enfermement, Kartini dévora les livres et les revues néerlandaises que sa famille recevait. C'est en lisant qu'elle découvrit les idées européennes sur l'émancipation, et qu'elle apprit assez bien le néerlandais pour correspondre longuement avec des amies aux Pays-Bas.
Kartini rêvait de partir étudier aux Pays-Bas puis de devenir institutrice, et une bourse lui fut même accordée. Mais son père la maria en 1903 à un régent bien plus âgé qui avait déjà trois épouses. Elle accepta à condition de pouvoir ouvrir une école pour filles.
Kartini mourut à seulement 25 ans, quatre jours après avoir donné naissance à son unique fils, en septembre 1904. Sa mort précoce fit d'elle un symbole tragique et durable de la cause des femmes indonésiennes.
En 1911, un ami néerlandais, J.H. Abendanon, publia ses lettres sous le titre néerlandais signifiant « Des ténèbres vers la lumière ». Ce recueil connut un grand retentissement et inspira la création d'écoles portant son nom à travers l'archipel.
Primary Sources
Je veux, je veux continuer mes études, je le veux tant ! Écoute, je ne veux plus dépendre de personne, sinon de moi-même.
Nous, les jeunes filles, enfermées dans notre cage, nous n'avons que le droit de rêver à la liberté qu'on nous refuse.
Instruire une femme, c'est instruire tout un peuple, car c'est elle qui élève les enfants et façonne les hommes de demain.
Key Places
Ville natale de Kartini où son père était régent ; c'est là qu'elle vécut sa réclusion et ouvrit sa première école pour filles.
Résidence de son mari le régent Djojo Adiningrat, où elle s'installa après son mariage et où elle mourut en 1904.
Grand port et centre administratif de la côte nord de Java, foyer de l'influence néerlandaise et des idées modernes de la région.
Destination rêvée de Kartini pour ses études et patrie de ses correspondantes, cœur du monde intellectuel qui nourrit sa pensée.
Capitale des Indes néerlandaises, siège du pouvoir colonial dont dépendaient la vie et les projets de Kartini.





