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Nabîdh de dattes — eau parfumée de dattes
Pourquoi ce plat ? On préparait pour le Prophète, dans la maison d'Aïcha, le nabîdh : des dattes mises à tremper le soir, bues le lendemain avant que la boisson ne fermente. C'est un geste quotidien de son propre foyer, rapporté dans les hadîths sur les boissons.
Des dattes trempées dans l'eau fraîche une nuit, qui en sucrent et parfument doucement le liquide. On la boit jeune, à peine sucrée et légèrement acidulée — non fermentée, désaltérante, c'est l'eau de table de Médine.
Le soir, je jetais une poignée de dattes dans une outre d'eau, et je laissais la nuit faire son œuvre. Au matin, l'eau s'était parée de leur douceur — nous la buvions ce jour-là, et le lendemain au plus tard, jamais au-delà : car passé ce temps, la boisson tourne et devient illicite. C'était notre rafraîchissement, plus aimable que l'eau nue, plus sage que ce qui enivre. Bois-la pendant qu'elle est jeune et bénie.
- •Dattes (tamr) ou raisins secs (zabîb) — une poignée (sucre et parfum)
- •Eau fraîche — une outre (base)
Nabîdh de dattes — eau parfumée de dattes
Des dattes trempées dans l'eau fraîche une nuit, qui en sucrent et parfument doucement le liquide. On la boit jeune, à peine sucrée et légèrement acidulée — non fermentée, désaltérante, c'est l'eau de table de Médine.
Pourquoi ce plat ? On préparait pour le Prophète, dans la maison d'Aïcha, le nabîdh : des dattes mises à tremper le soir, bues le lendemain avant que la boisson ne fermente. C'est un geste quotidien de son propre foyer, rapporté dans les hadîths sur les boissons.
Le soir, je jetais une poignée de dattes dans une outre d'eau, et je laissais la nuit faire son œuvre. Au matin, l'eau s'était parée de leur douceur — nous la buvions ce jour-là, et le lendemain au plus tard, jamais au-delà : car passé ce temps, la boisson tourne et devient illicite. C'était notre rafraîchissement, plus aimable que l'eau nue, plus sage que ce qui enivre. Bois-la pendant qu'elle est jeune et bénie.
Ingrédients (version d’époque)
- Dattes (tamr) ou raisins secs (zabîb) — une poignée (sucre et parfum)
- Eau fraîche — une outre (base)
Ingrédients
- Dattes dénoyautées — 6 à 8 (sucre naturel)
- Eau froide — 1 litre (base)
- Quelques grains de cardamome (facultatif) — 2 (parfum)
Préparation
- Le soir, déposer les dattes (et la cardamome) dans une carafe d'eau froide.
- Laisser infuser au frais toute la nuit, sans chauffer.
- Le matin, presser légèrement les dattes dans l'eau pour libérer leur douceur, puis filtrer.
- Boire dans la journée, frais ; ne pas conserver au-delà de 48 h pour éviter toute fermentation.
Comment on faisait : Le nabîdh non fermenté était la boisson sucrée quotidienne ; on insistait sur sa fraîcheur car, laissé trop longtemps, il devenait alcoolisé donc interdit. Les récipients de cuir ou de terre, gardés au frais et à l'ombre, ralentissaient ce basculement.
Le twist contemporain : Servir sur glace avec une lamelle de citron vert et de la menthe : une infusion de dattes « cold brew » pour les tablées d'été.
Sources : Sahîh Muslim, livre des boissons (al-ashriba), nabîdh préparé dans la maison d'Aïcha · Sources juridiques sur le délai de consommation du nabîdh
Aïcha · Charactorium





