La carte de Adélaïde Labille-Guiard
Poularde froide en gelée aux pistaches
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Pièce froide du souper

Poularde froide en gelée aux pistaches

ConservationReconstitution🧂 🍄difficile2 h + une nuit de prise
Pièce froide du souper

Poularde froide en gelée aux pistaches

Pourquoi ce plat ? Le souper du soir d'Adélaïde, pris après le travail ou au sortir d'un salon, se voulait léger : « volaille froide, fromages et fruits ». Cette poularde désossée, farcie et prise en gelée, se prépare à l'avance et se garde au frais — idéale pour une artiste dont les journées d'atelier ne laissent guère de loisir aux fourneaux du soir.

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Pièce froide du souper

Une volaille désossée, garnie d'une farce fine aux pistaches, roulée et pochée dans un bouillon corsé qui, en refroidissant, prend en gelée tremblante. On la sert en tranches froides, miroitantes, au souper.

Le soir venu, l'œil fatigué et la main lasse, je ne saurais m'embarrasser d'un grand souper. Aussi je tiens toujours au frais quelque volaille apprêtée d'avance : on l'a désossée, garnie de sa farce semée de pistaches, roulée bien serrée et cuite dans un bouillon qui, refroidi, se fige de lui-même en belle gelée claire. On la coupe en tranches qui brillent comme un vernis frais sur une toile. Un peu de pain, un fruit, et voilà un souper digne sans nulle peine.
Adélaïde Labille-Guiard
Ingrédients
  • Poularde tendre désosséeune (pièce principale)
  • Chair de veau et lard frais hachésce qu'il faut (farce)
  • Pistaches mondéesune poignée (garniture de farce)
  • Pieds de veaudeux (prise de la gelée)
  • Vin blanc et bon bouillonà couvrir (cuisson)
  • Sel, poivre, muscade, clou de girofleà discrétion (assaisonnement)
Comment on faisait : Avant la gélatine en feuilles, la gelée tenait grâce au collagène des pieds de veau longuement mijotés, puis clarifiée au blanc d'œuf pour devenir limpide. Les volailles désossées, farcies et servies froides en gelée — proches des galantines — sont décrites dès le XVIIIe siècle et relevaient autant du raffinement que de la conservation au frais.
Sources : François Massialot, Le Cuisinier roïal et bourgeois (1691) · Menon, Les Soupers de la cour (1755)

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