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Terrine de campagne au genièvre
Pourquoi ce plat ? Le pâté de campagne figure parmi les nourritures de prédilection citées pour Danton (pâtés, viandes). Pressée et conservée sous sa graisse, la terrine se gardait des jours : nourriture idéale pour un homme happé par les séances de la Convention, qui avalait son repas entre deux discours au Club des Cordeliers.
Un mélange de chair de porc hachée, relevé d'aromates et de genièvre, cuit lentement en terrine puis pressé. Froid, il se tranche en lippées généreuses sur du pain — un en-cas qui se garde et se transporte.
Citoyen, quand les séances s'éternisent et que la patrie n'attend pas, on n'a pas le loisir de s'attabler ! Alors je fais préparer une bonne terrine, bien tassée, qu'on garde des jours sous sa graisse. Un coup de couteau, une miche de pain, un trait de moutarde, et te voilà rassasié sans quitter la besogne. Hache la chair grossièrement, ne lésine pas sur le poivre ni le genièvre, et laisse-la prendre une nuit au frais avant d'y goûter. C'est la pitance des hommes pressés et des grands appétits !
- •Chair de porc (gorge et maigre) — deux tiers maigre, un tiers gras (base)
- •Foie de porc — un morceau (liant et goût)
- •Échalotes et ail — quelques-unes (parfum)
- •Baies de genièvre — une bonne pincée (signature aromatique)
- •Vin de Champagne ou eau-de-vie — un verre (macération)
- •Barde de lard — de quoi tapisser (protection et graisse)
- •Sel, poivre, quatre-épices — selon (assaisonnement)
Terrine de campagne au genièvre
Un mélange de chair de porc hachée, relevé d'aromates et de genièvre, cuit lentement en terrine puis pressé. Froid, il se tranche en lippées généreuses sur du pain — un en-cas qui se garde et se transporte.
Pourquoi ce plat ? Le pâté de campagne figure parmi les nourritures de prédilection citées pour Danton (pâtés, viandes). Pressée et conservée sous sa graisse, la terrine se gardait des jours : nourriture idéale pour un homme happé par les séances de la Convention, qui avalait son repas entre deux discours au Club des Cordeliers.
Citoyen, quand les séances s'éternisent et que la patrie n'attend pas, on n'a pas le loisir de s'attabler ! Alors je fais préparer une bonne terrine, bien tassée, qu'on garde des jours sous sa graisse. Un coup de couteau, une miche de pain, un trait de moutarde, et te voilà rassasié sans quitter la besogne. Hache la chair grossièrement, ne lésine pas sur le poivre ni le genièvre, et laisse-la prendre une nuit au frais avant d'y goûter. C'est la pitance des hommes pressés et des grands appétits !
Ingrédients (version d’époque)
- Chair de porc (gorge et maigre) — deux tiers maigre, un tiers gras (base)
- Foie de porc — un morceau (liant et goût)
- Échalotes et ail — quelques-unes (parfum)
- Baies de genièvre — une bonne pincée (signature aromatique)
- Vin de Champagne ou eau-de-vie — un verre (macération)
- Barde de lard — de quoi tapisser (protection et graisse)
- Sel, poivre, quatre-épices — selon (assaisonnement)
Ingrédients
- Échine de porc — 500 g (maigre)
- Poitrine de porc (gras) — 300 g (gras)
- Foie de porc ou de volaille — 200 g (liant et goût)
- Échalotes — 3 (parfum)
- Ail — 2 gousses (parfum)
- Baies de genièvre écrasées — 1 cuillère à café (signature aromatique)
- Vin de Champagne (ou cognac) — 5 cl (macération)
- Barde de lard fine — 200 g (tapissage)
- Sel — 16 g (assaisonnement et conservation)
- Poivre + quatre-épices — 2 g + 1 pincée (assaisonnement)
- Oeuf — 1 (liant)
Préparation
- Hacher grossièrement les viandes et le foie (au couteau ou au hachoir gros grain). Mélanger échalotes et ail hachés.
- Assaisonner sel, poivre, quatre-épices, genièvre écrasé, mouiller de vin de Champagne. Laisser macérer 2 h au frais.
- Incorporer l'oeuf et mélanger fermement.
- Tapisser une terrine de barde de lard, y tasser la farce, rabattre la barde par-dessus.
- Cuire au bain-marie au four à 160 °C environ 1 h 30 (coeur à 70 °C).
- Poser un poids sur la terrine tiède pour la presser, puis réfrigérer au moins 24 h.
- Servir froid, tranché épais, avec cornichons, moutarde et pain de campagne.
Comment on faisait : Avant la conserve appertisée (inventée précisément autour de 1795 par Nicolas Appert, un Champenois lui aussi !), on conservait les viandes en terrine sous une couche de graisse qui les isolait de l'air. Bien tassée et au frais, une terrine tenait facilement une semaine.
Le twist contemporain : Couler un peu de gelée au Champagne sur la terrine refroidie et la présenter en bocal individuel, façon « ration de conventionnel ».
Danton · Charactorium





