Kurt (boulettes de fromage séché fermenté)
Petites boulettes blanches et dures obtenues en faisant sécher au soleil du lait caillé égoutté et salé. Leur saveur intensément salée et acidulée se libère en les suçant lentement ou en les émiettant dans un bol d'eau chaude pour obtenir un bouillon lacté instantané. Elles se conservent des mois.
Petites boulettes blanches et dures obtenues en faisant sécher au soleil du lait caillé égoutté et salé. Leur saveur intensément salée et acidulée se libère en les suçant lentement ou en les émiettant dans un bol d'eau chaude pour obtenir un bouillon lacté instantané. Elles se conservent des mois.
Le derviche qui marche de Yasi à Boukhara n'emporte qu'un sac de kurt et sa confiance en Dieu. Nos femmes pressent le lait aigri dans un linge, salent la pâte et la roulent en boulettes qu'elles posent sur le feutre au grand soleil. En dix jours elles deviennent dures comme des cailloux de steppe. Quand la faim me prend sur le chemin, j'en glisse une dans ma bouche — elle fond lentement et apaise le corps. C'est peu de chose, mais celui qui sait se contenter de peu possède tout.
- •Lait aigre de jument ou de brebis (ayran/katyk) — Un plein seau (Base fermentée)
- •Sel gemme — À volonté (Conservation et goût)
Kurt (boulettes de fromage séché fermenté)
Petites boulettes blanches et dures obtenues en faisant sécher au soleil du lait caillé égoutté et salé. Leur saveur intensément salée et acidulée se libère en les suçant lentement ou en les émiettant dans un bol d'eau chaude pour obtenir un bouillon lacté instantané. Elles se conservent des mois.
Pourquoi ce plat ? Le kurt est indissociable de la vie nomade des steppes turques que Yasawi connaissait intimement — ses disciples parcouraient les immenses distances entre Sayram, Yasi et Boukhara. Ces boulettes de fromage séché, légères et quasi indestructibles, étaient la provision idéale du derviche itinérant, nourrissantes et ne nécessitant ni feu ni ustensile.
Le derviche qui marche de Yasi à Boukhara n'emporte qu'un sac de kurt et sa confiance en Dieu. Nos femmes pressent le lait aigri dans un linge, salent la pâte et la roulent en boulettes qu'elles posent sur le feutre au grand soleil. En dix jours elles deviennent dures comme des cailloux de steppe. Quand la faim me prend sur le chemin, j'en glisse une dans ma bouche — elle fond lentement et apaise le corps. C'est peu de chose, mais celui qui sait se contenter de peu possède tout.
Ingrédients (version d’époque)
- Lait aigre de jument ou de brebis (ayran/katyk) — Un plein seau (Base fermentée)
- Sel gemme — À volonté (Conservation et goût)
Ingrédients
- Yaourt nature entier (brebis ou vache) — 1 kg (Base fermentée)
- Sel fin — 1 c. à soupe (Conservation et goût)
Préparation
- Verser le yaourt dans une casserole. Chauffer à feu doux en remuant régulièrement pendant 20-30 minutes : le petit-lait se sépare et la masse épaissit.
- Verser le mélange dans un linge propre (étamine ou torchon fin) posé sur une passoire au-dessus d'un saladier. Laisser égoutter 8 à 12 heures au réfrigérateur.
- Récupérer la pâte égouttée (elle doit être épaisse et compacte). Incorporer le sel en malaxant bien.
- Former des boulettes de 2-3 cm de diamètre en roulant entre les paumes. Les disposer sur une grille ou une plaque recouverte de papier cuisson, espacées.
- Laisser sécher 3 à 5 jours dans un endroit aéré et sec (ou au four entrouvert à 50°C pendant 8-10 heures pour accélérer). Les kurt sont prêts quand ils sont durs et secs au toucher.
- Conserver dans un bocal hermétique. Pour consommer : sucer lentement tel quel, ou émietter dans de l'eau chaude pour un bouillon lacté.
Comment on faisait : Le kurt est attesté chez les peuples turcs et mongols depuis l'Antiquité. Décrit par des voyageurs médiévaux comme Guillaume de Rubrouck (1253), il constituait avec le kumiss la base alimentaire des cavaliers des steppes. Les Turcs le séchaient sur des feutres tendus au vent, parfois sur le toit de la yourte. Certaines variantes étaient fumées.
Le twist contemporain : Émietter un kurt dans un bol de bouillon de légumes chaud pour obtenir une soupe express au goût lointain de parmesan — le « cube de bouillon » des steppes.
Sources : Rubrouck, Guillaume de, Voyage dans l'Empire mongol, 1253 (trad. Kappler, 1985) · Mack, Glenn R., Food Culture in Russia and Central Asia, Greenwood Press, 2005
Ahmad Yasawi · Charactorium





