Repas du soir : riz, soupe miso et maquereau grillé au sel
Un bol de riz fumant, une soupe miso au tofu et aux algues wakame, et un filet de maquereau (saba) grillé sur sa peau jusqu'à ce qu'elle craque sous la dent. Trois éléments sobres, dosés au plus juste, dont la justesse tient au bouillon dashi qui parfume la soupe.
Un bol de riz fumant, une soupe miso au tofu et aux algues wakame, et un filet de maquereau (saba) grillé sur sa peau jusqu'à ce qu'elle craque sous la dent. Trois éléments sobres, dosés au plus juste, dont la justesse tient au bouillon dashi qui parfume la soupe.
Je rentre tard du laboratoire, l'esprit encore plein de mes flacons. À la maison, je ne demande rien d'extravagant : du riz bien cuit, une soupe de miso et un morceau de saba grillé au sel. Vois-tu, je traite mon bouillon comme une expérience — l'algue kombu d'abord dans l'eau froide, jamais bouillie franchement, puis la bonite que l'on retire avant qu'elle ne tourne amère. C'est une extraction, ni plus ni moins, et la patience y compte autant qu'à la paillasse.
- •Riz blanc japonais — deux bols (base du repas)
- •Pâte de miso — selon le goût (assaisonnement de la soupe)
- •Kombu et katsuobushi — une poignée (dashi, socle d'umami)
- •Tofu et wakame — un peu de chaque (garniture de la soupe)
- •Maquereau frais (saba) — un filet par convive (poisson grillé)
- •Sel — une pincée généreuse (saler le poisson)
Repas du soir : riz, soupe miso et maquereau grillé au sel
Un bol de riz fumant, une soupe miso au tofu et aux algues wakame, et un filet de maquereau (saba) grillé sur sa peau jusqu'à ce qu'elle craque sous la dent. Trois éléments sobres, dosés au plus juste, dont la justesse tient au bouillon dashi qui parfume la soupe.
Pourquoi ce plat ? La fiche de Chika Kuroda décrit une table simple et équilibrée : riz, poisson, légumes de saison, soupe miso et thé vert. C'est très exactement l'ichijū-sansai des foyers lettrés de Sendai et de Tokyo où elle vécut, un repas pensé comme une formule stable que l'on reproduit chaque soir.
Je rentre tard du laboratoire, l'esprit encore plein de mes flacons. À la maison, je ne demande rien d'extravagant : du riz bien cuit, une soupe de miso et un morceau de saba grillé au sel. Vois-tu, je traite mon bouillon comme une expérience — l'algue kombu d'abord dans l'eau froide, jamais bouillie franchement, puis la bonite que l'on retire avant qu'elle ne tourne amère. C'est une extraction, ni plus ni moins, et la patience y compte autant qu'à la paillasse.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz blanc japonais — deux bols (base du repas)
- Pâte de miso — selon le goût (assaisonnement de la soupe)
- Kombu et katsuobushi — une poignée (dashi, socle d'umami)
- Tofu et wakame — un peu de chaque (garniture de la soupe)
- Maquereau frais (saba) — un filet par convive (poisson grillé)
- Sel — une pincée généreuse (saler le poisson)
Ingrédients
- Riz rond japonais — 150 g cru (base du repas)
- Kombu — 1 morceau de 10 cm (dashi)
- Katsuobushi (bonite râpée) — 10 g (dashi)
- Eau — 800 ml (dashi)
- Pâte de miso — 2 c. à soupe (soupe)
- Tofu ferme — 100 g en dés (soupe)
- Wakame séché — 1 c. à café (soupe)
- Filets de maquereau — 2 (poisson grillé)
- Sel fin — 1 c. à café (salage)
Préparation
- Rincez le riz jusqu'à ce que l'eau soit claire, puis faites-le cuire à l'eau (absorption) et laissez-le reposer couvert.
- Préparez le dashi : faites tremper le kombu 30 min dans l'eau froide, chauffez doucement sans bouillir, retirez le kombu juste avant l'ébullition, ajoutez la bonite, coupez le feu et filtrez après 2 min.
- Salez les filets de maquereau et laissez-les 15 min, épongez-les, puis grillez-les côté peau jusqu'à ce qu'elle soit dorée et croustillante.
- Réchauffez le dashi avec le tofu et le wakame, retirez du feu et délayez le miso (jamais en pleine ébullition pour préserver son arôme).
- Servez le riz, la soupe et le poisson dans des bols et assiettes séparés, à déguster en alternance.
Comment on faisait : Le grillage au sel (shioyaki) était la façon la plus courante d'accommoder le poisson bleu bon marché dans le Japon de l'époque ; on cuisait sur un gril à charbon (shichirin). Le dashi se faisait maison chaque jour, le katsuobushi étant rabaté au moment voulu sur un rabot à bonite (katsuobushi-kezuriki).
Le twist contemporain : Une planche en bois clair, le maquereau posé peau brillante vers le haut, un quartier de citron et quelques copeaux de bonite qui ondulent sous la vapeur : la science de l'umami, version dressage minimaliste.
Sources : Ishige Naomichi, The History and Culture of Japanese Food (2001) · Shizuo Tsuji, Japanese Cooking: A Simple Art (1980)
Chika Kuroda · Charactorium

