La carte de Chika Kuroda
Ichijū-sansai — gohan, miso-shiru et yakizakana

Repas du soir : riz, soupe miso et maquereau grillé au sel

QuotidienDocumentée🍄 🧂moyen50 min

Un bol de riz fumant, une soupe miso au tofu et aux algues wakame, et un filet de maquereau (saba) grillé sur sa peau jusqu'à ce qu'elle craque sous la dent. Trois éléments sobres, dosés au plus juste, dont la justesse tient au bouillon dashi qui parfume la soupe.

Ichijū-sansai — gohan, miso-shiru et yakizakana

Un bol de riz fumant, une soupe miso au tofu et aux algues wakame, et un filet de maquereau (saba) grillé sur sa peau jusqu'à ce qu'elle craque sous la dent. Trois éléments sobres, dosés au plus juste, dont la justesse tient au bouillon dashi qui parfume la soupe.

Je rentre tard du laboratoire, l'esprit encore plein de mes flacons. À la maison, je ne demande rien d'extravagant : du riz bien cuit, une soupe de miso et un morceau de saba grillé au sel. Vois-tu, je traite mon bouillon comme une expérience — l'algue kombu d'abord dans l'eau froide, jamais bouillie franchement, puis la bonite que l'on retire avant qu'elle ne tourne amère. C'est une extraction, ni plus ni moins, et la patience y compte autant qu'à la paillasse.
Chika Kuroda
Ingrédients
  • Riz blanc japonaisdeux bols (base du repas)
  • Pâte de misoselon le goût (assaisonnement de la soupe)
  • Kombu et katsuobushiune poignée (dashi, socle d'umami)
  • Tofu et wakameun peu de chaque (garniture de la soupe)
  • Maquereau frais (saba)un filet par convive (poisson grillé)
  • Selune pincée généreuse (saler le poisson)
Comment on faisait : Le grillage au sel (shioyaki) était la façon la plus courante d'accommoder le poisson bleu bon marché dans le Japon de l'époque ; on cuisait sur un gril à charbon (shichirin). Le dashi se faisait maison chaque jour, le katsuobushi étant rabaté au moment voulu sur un rabot à bonite (katsuobushi-kezuriki).
Sources : Ishige Naomichi, The History and Culture of Japanese Food (2001) · Shizuo Tsuji, Japanese Cooking: A Simple Art (1980)

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