Soupe de miso au tofu et wakamé (Misoshiru)
Un bouillon dashi parfumé dans lequel on délaye une cuillère de miso, avec des dés de tofu soyeux et des algues wakamé qui se déploient comme des fleurs. Simple, chaud, réconfortant : le bol qu'on tient à deux mains.
Un bouillon dashi parfumé dans lequel on délaye une cuillère de miso, avec des dés de tofu soyeux et des algues wakamé qui se déploient comme des fleurs. Simple, chaud, réconfortant : le bol qu'on tient à deux mains.
Je fais cette soupe presque les yeux fermés, le matin, pendant que la ville s'éveille derrière la fenêtre. Le secret, c'est de retirer la casserole du feu avant de fondre le miso — sinon on tue ce qu'il a de vivant, et il devient amer. J'aime sentir l'odeur monter ; elle me dit que la journée peut commencer, que tout ira bien. Une soupe comme celle-là, ça ne se montre pas, ça se reçoit.
- •Dashi (bouillon de kombu et katsuobushi) — un bol par personne (base umami)
- •Miso — une bonne cuillère (assaisonnement fermenté)
- •Tofu soyeux — quelques dés (douceur)
- •Wakamé séché — une pincée (algue)
- •Ciboule (negi) — un peu (fraîcheur)
Soupe de miso au tofu et wakamé (Misoshiru)
Un bouillon dashi parfumé dans lequel on délaye une cuillère de miso, avec des dés de tofu soyeux et des algues wakamé qui se déploient comme des fleurs. Simple, chaud, réconfortant : le bol qu'on tient à deux mains.
Pourquoi ce plat ? Yoshimoto le dit elle-même : cuisiner est pour elle un acte méditatif. La soupe de miso, qu'on prépare presque sans y penser chaque matin, est exactement ce geste régénérateur — le socle silencieux de toutes ses tables japonaises.
Je fais cette soupe presque les yeux fermés, le matin, pendant que la ville s'éveille derrière la fenêtre. Le secret, c'est de retirer la casserole du feu avant de fondre le miso — sinon on tue ce qu'il a de vivant, et il devient amer. J'aime sentir l'odeur monter ; elle me dit que la journée peut commencer, que tout ira bien. Une soupe comme celle-là, ça ne se montre pas, ça se reçoit.
Ingrédients (version d’époque)
- Dashi (bouillon de kombu et katsuobushi) — un bol par personne (base umami)
- Miso — une bonne cuillère (assaisonnement fermenté)
- Tofu soyeux — quelques dés (douceur)
- Wakamé séché — une pincée (algue)
- Ciboule (negi) — un peu (fraîcheur)
Ingrédients
- Eau — 800 ml (base)
- Kombu — 1 morceau (10 cm) (umami)
- Katsuobushi (bonite séchée) — 10 g (umami)
- Pâte de miso — 3 c. à soupe (assaisonnement)
- Tofu soyeux — 150 g en dés (douceur)
- Wakamé séché — 2 c. à café (algue)
- Ciboule émincée — 1 tige (finition)
Préparation
- Faire tremper le kombu dans l'eau froide 20 min, puis chauffer doucement sans faire bouillir ; retirer le kombu juste avant l'ébullition.
- Couper le feu, ajouter le katsuobushi, laisser infuser 2 min puis filtrer : voilà le dashi.
- Réhydrater le wakamé 5 min dans un peu d'eau, l'égoutter.
- Réchauffer le dashi, y plonger les dés de tofu et le wakamé sans bouillir.
- Hors du feu, délayer le miso dans une louche de bouillon puis l'incorporer.
- Parsemer de ciboule et servir aussitôt, très chaud.
Comment on faisait : La soupe de miso accompagne le repas japonais depuis l'époque de Muromachi, et au XXe siècle elle est devenue le rituel immuable du petit-déjeuner familial. Avant les sachets de dashi instantané, chaque maison faisait son bouillon à partir d'algue kombu et de copeaux de bonite séchée râpés à la main.
Le twist contemporain : Pour une version express le matin, on peut garder au congélateur des « boules de miso » maison : miso, dashi en poudre et wakamé roulés en portions, à plonger directement dans l'eau chaude.
Sources : Banana Yoshimoto, Kitchen (1988) · Shizuo Tsuji, Japanese Cooking: A Simple Art (1980)
Banana Yoshimoto · Charactorium
