Doogh à la menthe et aux herbes
Une boisson fraîche, légèrement pétillante et acidulée, à base de lait fermenté battu, d'eau froide, de menthe séchée et d'une pincée de sel. Désaltérante et digestive.
Une boisson fraîche, légèrement pétillante et acidulée, à base de lait fermenté battu, d'eau froide, de menthe séchée et d'une pincée de sel. Désaltérante et digestive.
Sous le soleil de l'Indus, l'esprit s'égare et la main tremble sur l'astrolabe ; il faut alors boire. Je battais le lait suri avec de l'eau fraîche du puits, une pincée de sel et de la menthe séchée broyée entre les paumes. Bois-le lentement : il rafraîchit le sang, apaise l'estomac alourdi par la viande, et rend à la pensée sa clarté. Les médecins de mon temps le tiennent pour aussi salutaire qu'agréable, et je n'ai jamais trouvé meilleur remède contre la torpeur des après-midi d'été.
- •Lait fermenté (kéfir / lait suri) — un bol (base)
- •Eau fraîche — autant (allongement)
- •Menthe séchée — une pincée (parfum)
- •Sel — une pincée (équilibre)
Doogh à la menthe et aux herbes
Une boisson fraîche, légèrement pétillante et acidulée, à base de lait fermenté battu, d'eau froide, de menthe séchée et d'une pincée de sel. Désaltérante et digestive.
Pourquoi ce plat ? La fiche d'Al-Biruni rappelle qu'il buvait du lait fermenté à la manière de l'Asie centrale. Le doogh, lait fermenté battu et allongé d'eau, est la boisson désaltérante par excellence des chaleurs du Khwarezm et des plaines de l'Indus qu'il a parcourues.
Sous le soleil de l'Indus, l'esprit s'égare et la main tremble sur l'astrolabe ; il faut alors boire. Je battais le lait suri avec de l'eau fraîche du puits, une pincée de sel et de la menthe séchée broyée entre les paumes. Bois-le lentement : il rafraîchit le sang, apaise l'estomac alourdi par la viande, et rend à la pensée sa clarté. Les médecins de mon temps le tiennent pour aussi salutaire qu'agréable, et je n'ai jamais trouvé meilleur remède contre la torpeur des après-midi d'été.
Ingrédients (version d’époque)
- Lait fermenté (kéfir / lait suri) — un bol (base)
- Eau fraîche — autant (allongement)
- Menthe séchée — une pincée (parfum)
- Sel — une pincée (équilibre)
Ingrédients
- Yaourt nature (ou kéfir) — 250 g (base)
- Eau froide (plate ou gazeuse) — 250 ml (allongement)
- Menthe séchée — 1 c. à café (parfum)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
- Glaçons — quelques-uns (fraîcheur (facultatif))
Préparation
- Fouetter énergiquement le yaourt avec l'eau jusqu'à obtenir un liquide homogène et mousseux.
- Frotter la menthe séchée entre les paumes pour la réduire en poudre et l'ajouter.
- Saler légèrement et mélanger.
- Servir bien frais, avec quelques glaçons. Pour une version pétillante, utiliser de l'eau gazeuse.
Comment on faisait : Battre le lait fermenté et l'allonger d'eau est l'une des plus anciennes façons de boire le lait dans le monde turco-iranien (doogh, ayran). Salée et mentholée, la boisson était réputée pour ses vertus digestives par la médecine arabo-persane, qui rangeait les aliments selon leurs qualités « chaudes » ou « froides ».
Le twist contemporain : Une rondelle de concombre et quelques pétales de rose séchés flottant à la surface : un doogh « de cabinet d'astronome », élégant et frais.
Al-Biruni · Charactorium




