Hydromel d'été, miel et baies
Une boisson fermentée à base de miel et d'eau, parfumée de baies sauvages, dorée et perlante, à la fois douce, acidulée et légèrement aigre de fermentation. La coupe d'honneur du festin, servie à la corne, qui réchauffe les soirées de la grande salle.
Une boisson fermentée à base de miel et d'eau, parfumée de baies sauvages, dorée et perlante, à la fois douce, acidulée et légèrement aigre de fermentation. La coupe d'honneur du festin, servie à la corne, qui réchauffe les soirées de la grande salle.
Quand je voulais qu'un homme me suive par-delà la mer, je ne lui parlais pas le ventre vide. On emplit la corne d'hydromel — le miel et l'eau qu'on laisse travailler jusqu'à ce qu'ils mordent la langue — et on y mêle les baies de l'été. On boit debout dans le skáli, on se jure fidélité, et les serments se nouent mieux la corne en main. C'est ainsi que j'ai gagné des familles entières pour ma terre verte : par la parole, oui, mais aussi par la coupe.
- •Miel — ce qu'on pouvait réunir (rare et précieux au Nord) (sucre fermentescible)
- •Eau de source — trois à quatre fois le volume de miel (base)
- •Baies sauvages — une poignée (parfum et acidité)
- •Levures sauvages (du miel et de l'air) — naturelles (fermentation)
Hydromel d'été, miel et baies
Une boisson fermentée à base de miel et d'eau, parfumée de baies sauvages, dorée et perlante, à la fois douce, acidulée et légèrement aigre de fermentation. La coupe d'honneur du festin, servie à la corne, qui réchauffe les soirées de la grande salle.
Pourquoi ce plat ? Erik était un chef de clan, un höfðingi : il tenait sa maison et recevait. Dans la grande salle, le festin (veizla) scellait les alliances et l'autorité, et l'on y buvait dans des cornes. L'hydromel, boisson des seigneurs et des dieux dans l'imaginaire nordique, était la coupe des grands jours — celle qu'on lève quand on s'apprête à convaincre des familles entières de vous suivre vers une « terre verte ».
Quand je voulais qu'un homme me suive par-delà la mer, je ne lui parlais pas le ventre vide. On emplit la corne d'hydromel — le miel et l'eau qu'on laisse travailler jusqu'à ce qu'ils mordent la langue — et on y mêle les baies de l'été. On boit debout dans le skáli, on se jure fidélité, et les serments se nouent mieux la corne en main. C'est ainsi que j'ai gagné des familles entières pour ma terre verte : par la parole, oui, mais aussi par la coupe.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — ce qu'on pouvait réunir (rare et précieux au Nord) (sucre fermentescible)
- Eau de source — trois à quatre fois le volume de miel (base)
- Baies sauvages — une poignée (parfum et acidité)
- Levures sauvages (du miel et de l'air) — naturelles (fermentation)
Ingrédients
- Miel — 300 g (sucre fermentescible)
- Eau — 1 litre (base)
- Baies (myrtilles, airelles) — 100 g (parfum et acidité)
- Levure (de boulanger ou à hydromel) — 1 pincée (fermentation)
Préparation
- Faites tiédir l'eau (sans bouillir) et dissolvez-y le miel ; laissez refroidir à température ambiante.
- Versez dans un bocal propre, ajoutez les baies légèrement écrasées et la levure.
- Couvrez d'un linge (pour laisser les gaz s'échapper) et laissez fermenter 1 à 2 semaines à l'abri de la lumière, en remuant chaque jour les premiers temps.
- Quand le bouillonnement faiblit, filtrez et mettez en bouteille ; gardez au frais et consommez jeune.
- Note : version familiale, on peut arrêter tôt pour un hydromel doux très peu alcoolisé, à servir aux grands.
Comment on faisait : L'hydromel (mjöðr) occupe une place centrale dans la culture et la mythologie nordiques (l'hydromel de poésie d'Odin) et la boisson à la corne est un marqueur des festins de l'élite. Le miel restait toutefois rare dans le Grand Nord et souvent importé : un hydromel groenlandais aurait été un luxe d'exception, d'où le niveau « évocation ». La bière d'orge était la boisson plus courante.
Le twist contemporain : Servez perlant dans un verre à pied teinté ambre, une baie au fond et une lichette de coulis — un « hydromel du höfðingi » pour trinquer, en version douce sans alcool pour toute la tablée.
Erik le Rouge · Charactorium