Sunday roast — rôti de bœuf et Yorkshire pudding
Le rituel britannique par excellence : un rôti de bœuf saignant, des Yorkshire puddings gonflés et dorés, des pommes de terre rôties dans le jus, et une louche de gravy. Le festin du dimanche midi qui réunit toute la maisonnée.
Le rituel britannique par excellence : un rôti de bœuf saignant, des Yorkshire puddings gonflés et dorés, des pommes de terre rôties dans le jus, et une louche de gravy. Le festin du dimanche midi qui réunit toute la maisonnée.
Le dimanche, c'était sacré — pas l'église, le rôti. Ma mère mettait le bœuf au four et toute la maison sentait bon jusqu'à midi. Le truc, c'est le Yorkshire pudding : tu veux que la graisse dans le moule soit fumante, brûlante, avant d'y verser la pâte — sinon ça ne monte pas, ça fait une crêpe triste. Bien fait, ça gonfle comme un ballon doré. Tu nappes tout de gravy, et tu te tais cinq minutes parce que ça en vaut la peine.
- •Rôti de bœuf (côte ou rumsteck) — un beau morceau (pièce maîtresse)
- •Farine, œufs, lait — à parts pour la pâte (Yorkshire pudding)
- •Graisse de bœuf (dripping) — généreuse (rôtissage et puddings)
- •Pommes de terre — plein un plat (garniture rôtie)
- •Jus de viande (gravy) — une saucière (liant umami)
Sunday roast — rôti de bœuf et Yorkshire pudding
Le rituel britannique par excellence : un rôti de bœuf saignant, des Yorkshire puddings gonflés et dorés, des pommes de terre rôties dans le jus, et une louche de gravy. Le festin du dimanche midi qui réunit toute la maisonnée.
Pourquoi ce plat ? Évoque l'enfance ouvrière de Parker dans le nord de Londres : le rôti du dimanche était LE repas de famille de la semaine, le moment où l'on s'attablait tous ensemble avant la grisaille du lundi.
Le dimanche, c'était sacré — pas l'église, le rôti. Ma mère mettait le bœuf au four et toute la maison sentait bon jusqu'à midi. Le truc, c'est le Yorkshire pudding : tu veux que la graisse dans le moule soit fumante, brûlante, avant d'y verser la pâte — sinon ça ne monte pas, ça fait une crêpe triste. Bien fait, ça gonfle comme un ballon doré. Tu nappes tout de gravy, et tu te tais cinq minutes parce que ça en vaut la peine.
Ingrédients (version d’époque)
- Rôti de bœuf (côte ou rumsteck) — un beau morceau (pièce maîtresse)
- Farine, œufs, lait — à parts pour la pâte (Yorkshire pudding)
- Graisse de bœuf (dripping) — généreuse (rôtissage et puddings)
- Pommes de terre — plein un plat (garniture rôtie)
- Jus de viande (gravy) — une saucière (liant umami)
Ingrédients
- Rôti de bœuf — 1,2 kg (pièce maîtresse)
- Farine — 140 g (pâte à Yorkshire)
- Œufs — 4 (pâte à Yorkshire)
- Lait — 200 ml (pâte à Yorkshire)
- Pommes de terre à rôtir — 1 kg (garniture)
- Graisse de bœuf ou huile — 4 cuil. à soupe (rôtissage)
- Fond de bœuf + farine — pour le gravy (sauce)
Préparation
- Sortir le bœuf à température ambiante, saler, saisir puis rôtir au four chaud (env. 220 °C) en baissant ensuite, jusqu'à la cuisson voulue ; laisser reposer sous une feuille d'alu.
- Préparer la pâte à Yorkshire (farine, œufs, lait, sel), laisser reposer 30 min.
- Préchauffer un moule à muffins avec un peu de graisse jusqu'à ce qu'elle fume, verser la pâte et cuire à four très chaud sans ouvrir, jusqu'à ce que les puddings soient gonflés et dorés.
- Précuire les pommes de terre, les secouer pour « gratter » les bords, puis rôtir dans la graisse chaude.
- Déglacer le plat de cuisson du bœuf, ajouter fond et un peu de farine pour le gravy.
- Servir le bœuf tranché, les puddings, les pommes de terre et le gravy bien chaud.
Comment on faisait : Le Sunday roast remonte au moins au XVIIIe siècle, lié au repos dominical : on mettait la viande à cuire avant de partir, on la retrouvait rôtie au retour. Le Yorkshire pudding, à l'origine, se cuisait sous la broche pour récupérer la graisse qui gouttait, et se mangeait avant la viande pour « caler » les convives à moindre coût.
Le twist contemporain : Un Yorkshire pudding géant en guise d'assiette comestible, garni du bœuf émincé et arrosé de gravy : le « wrap » du dimanche revisité.
Alan Parker · Charactorium
