La carte de Thomas Hobbes
Caudle de petite bière au safran et aux œufs
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Restaurant — caudle (boisson chaude reconstituante des convalescents et des veilleurs)

Caudle de petite bière au safran et aux œufs

RemèdeReconstitution🍯 🌶️moyen20 min
Restaurant — caudle (boisson chaude reconstituante des convalescents et des veilleurs)

Caudle de petite bière au safran et aux œufs

Pourquoi ce plat ? Soucieux de sa santé, Hobbes vécut jusqu'à 91 ans, chose extraordinaire pour son siècle, et veillait sur son régime. Le caudle — bouillie liquide chaude d'ale ou de vin, œufs et épices — était le remontant universel : on le donnait aux malades, aux femmes en couches et aux esprits fatigués par l'étude tardive.

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Restaurant — caudle (boisson chaude reconstituante des convalescents et des veilleurs)

Une boisson chaude épaisse, entre le bouillon et le flan liquide : petite bière (ou vin léger) liée aux jaunes d'œufs, adoucie de sucre, parfumée de safran et d'épices douces. Le « doudou » des malades et des veilleurs de l'Angleterre ancienne.

L'homme studieux veille tard, et la veille épuise les esprits animaux autant que le froid mine les vieux os. Pour l'un et l'autre mal, mes hôtesses me préparaient un caudle : de la petite bière chaude, des jaunes d'œuf battus, un peu de sucre, du safran qui le dore comme l'or, et de la muscade. On chauffe sans laisser bouillir, sinon l'œuf tourne et tout est perdu — patience, toujours, en cuisine comme en politique. Bu à petites gorgées, il rend la chaleur au corps et la sérénité à l'âme. J'ai souvent pensé, ma coupe fumante en main, mieux qu'à mon pupitre.
— Thomas Hobbes
Ingrédients
  • •Petite bière (ale légère) ou vin blanc coupé d'eau — un bol (base)
  • •Jaunes d'œufs — deux (liant nourrissant)
  • •Mie de pain ou gruau — un peu (épaississant)
  • •Sucre ou miel — à volonté (douceur)
  • •Safran, muscade, gingembre — une pincée (épices et couleur)
Comment on faisait : Le caudle (du latin calidus, chaud) était un cordial médicinal courant : ale ou vin épaissi d'œufs et de gruau, sucré et épicé. On le servait aux convalescents, aux accouchées et lors des longues veilles. Sa version sans alcool, le « gruel », nourrissait les malades les plus faibles.
Sources : Hannah Woolley, The Queen-like Closet (1670) · Kenelm Digby, The Closet of Sir Kenelm Digby Opened (1669)

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