Marmelade d'oranges amères pour les longs voyages
Une confiture d'oranges amères de Séville, à l'écorce en fins rubans, ni trop sucrée ni trop amère. Mise en pots, elle se conserve des mois — de quoi tartiner un toast du Devon jusque sur un chantier de fouilles en Mésopotamie.
Une confiture d'oranges amères de Séville, à l'écorce en fins rubans, ni trop sucrée ni trop amère. Mise en pots, elle se conserve des mois — de quoi tartiner un toast du Devon jusque sur un chantier de fouilles en Mésopotamie.
Aux fouilles, loin de l'Angleterre, c'est la marmelade qui me ramenait à la maison chaque matin. On la fait à la fin de l'hiver, quand arrivent les oranges amères de Séville — les seules qui conviennent. Je tranchais les écorces aussi fin que possible, je faisais bouillir longtemps jusqu'à la prise, puis en pots bien fermés. Dans une malle, sous le soleil de Nimrud, un pot de marmelade et une tasse de thé, et l'on se croyait presque à Torquay.
- •Oranges amères de Séville — une bonne quantité (base)
- •Citrons — quelques-uns (pectine et acidité)
- •Sucre — à parts proches du fruit (conservation)
- •Eau — ce qu'il faut (cuisson)
Marmelade d'oranges amères pour les longs voyages
Une confiture d'oranges amères de Séville, à l'écorce en fins rubans, ni trop sucrée ni trop amère. Mise en pots, elle se conserve des mois — de quoi tartiner un toast du Devon jusque sur un chantier de fouilles en Mésopotamie.
Pourquoi ce plat ? Christie partait des mois durant aux fouilles archéologiques de Nimrud, en Irak, avec son mari Max Mallowan. La marmelade d'oranges amères, conserve emblématique du petit-déjeuner anglais, voyageait dans les malles : un goût de chez soi au cœur du désert.
Aux fouilles, loin de l'Angleterre, c'est la marmelade qui me ramenait à la maison chaque matin. On la fait à la fin de l'hiver, quand arrivent les oranges amères de Séville — les seules qui conviennent. Je tranchais les écorces aussi fin que possible, je faisais bouillir longtemps jusqu'à la prise, puis en pots bien fermés. Dans une malle, sous le soleil de Nimrud, un pot de marmelade et une tasse de thé, et l'on se croyait presque à Torquay.
Ingrédients (version d’époque)
- Oranges amères de Séville — une bonne quantité (base)
- Citrons — quelques-uns (pectine et acidité)
- Sucre — à parts proches du fruit (conservation)
- Eau — ce qu'il faut (cuisson)
Ingrédients
- Oranges amères de Séville — 1 kg (base)
- Citrons — 2 (pectine et acidité)
- Sucre cristallisé — 2 kg (conservation)
- Eau — 2,5 L (cuisson)
Préparation
- Brossez les oranges, pressez-en le jus et réservez les pépins (riches en pectine) dans un nouet de mousseline.
- Tranchez les écorces en fins rubans. Mettez écorces, jus, eau et nouet de pépins à tremper une nuit.
- Faites bouillir 1 h 30 jusqu'à ce que les écorces soient tendres et le liquide réduit de moitié.
- Retirez le nouet, ajoutez le sucre, dissolvez puis portez à ébullition vive jusqu'au point de prise (105 °C).
- Écumez, laissez tiédir 10 min, puis mettez en pots stérilisés et fermez aussitôt.
Comment on faisait : La marmelade d'oranges amères, popularisée à Dundee au XVIIIe siècle, était un pilier du petit-déjeuner britannique. On la préparait en grandes quantités à la saison des oranges de Séville (janvier-février), pour tenir toute l'année.
Le twist contemporain : Ajoutez une cuillerée de whisky en fin de cuisson et étiquetez les pots « réserve d'expédition ».
Agatha Christie · Charactorium