Sbiten au miel et aux épices
Infusion brûlante de miel délayé dans l'eau, parfumée de gingembre, cannelle, clou de girofle et menthe. Sucrée, épicée, revigorante — l'ancêtre russe du vin chaud, mais sans alcool dans sa version la plus répandue.
Infusion brûlante de miel délayé dans l'eau, parfumée de gingembre, cannelle, clou de girofle et menthe. Sucrée, épicée, revigorante — l'ancêtre russe du vin chaud, mais sans alcool dans sa version la plus répandue.
Demandez à mes grenadiers ce qui les a tenus debout quand le froid de 1812 mordait jusqu'aux os : ce n'est point la gloire, c'est le sbiten. On délaye le bon miel dans l'eau bouillante, on y jette le gingembre qui brûle agréablement la gorge, la cannelle, le girofle et un brin de menthe, et l'on tient le tout au chaud sans bouillir. Le marchand des rues le porte dans son samovar de cuivre et l'on s'attroupe autour comme autour d'un petit feu. Buvez-le brûlant : il réchauffe le sang mieux qu'aucun discours.
- •Miel — une louche (sucre et corps)
- •Eau — un grand chaudron (base)
- •Gingembre sec — un morceau (épice chauffante)
- •Cannelle et clou de girofle — quelques-uns (épices)
- •Menthe et millepertuis — une poignée (herbes aromatiques)
Sbiten au miel et aux épices
Infusion brûlante de miel délayé dans l'eau, parfumée de gingembre, cannelle, clou de girofle et menthe. Sucrée, épicée, revigorante — l'ancêtre russe du vin chaud, mais sans alcool dans sa version la plus répandue.
Pourquoi ce plat ? Le sbiten était LA boisson chaude de la Russie d'Alexandre Ier, vendue fumante par les sbitenchtchiki dans les rues glacées de Saint-Pétersbourg et bue dans les bivouacs. Pendant la terrible campagne de 1812, ce breuvage de miel et d'épices réchauffait soldats et officiers face au « Général Hiver ».
Demandez à mes grenadiers ce qui les a tenus debout quand le froid de 1812 mordait jusqu'aux os : ce n'est point la gloire, c'est le sbiten. On délaye le bon miel dans l'eau bouillante, on y jette le gingembre qui brûle agréablement la gorge, la cannelle, le girofle et un brin de menthe, et l'on tient le tout au chaud sans bouillir. Le marchand des rues le porte dans son samovar de cuivre et l'on s'attroupe autour comme autour d'un petit feu. Buvez-le brûlant : il réchauffe le sang mieux qu'aucun discours.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — une louche (sucre et corps)
- Eau — un grand chaudron (base)
- Gingembre sec — un morceau (épice chauffante)
- Cannelle et clou de girofle — quelques-uns (épices)
- Menthe et millepertuis — une poignée (herbes aromatiques)
Ingrédients
- Miel — 150 g (env. 5 c. à soupe) (sucre et corps)
- Eau — 1 litre (base)
- Gingembre frais — 2 cm râpés (épice chauffante)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Feuilles de menthe séchée — 1 c. à café (herbe aromatique)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement avec gingembre, cannelle et girofle ; laisser infuser 10 min à feu doux.
- Hors du feu (l'eau doit cesser de bouillir), délayer le miel pour ne pas en détruire les arômes.
- Ajouter la menthe, couvrir et infuser 5 min.
- Filtrer et servir brûlant dans des tasses ou des verres en métal.
Comment on faisait : On le préparait en grande quantité dans des samovars spéciaux à sbiten et on le vendait à la criée. Il existait des versions « alcoolisées » additionnées de vin ou d'hydromel. Le sbiten domina les rues russes jusqu'au milieu du XIXe siècle, où le thé le supplanta peu à peu.
Le twist contemporain : Versez-le sur une fine lamelle de gingembre confit au fond du verre : il diffuse son parfum à mesure que la boisson refroidit.
Sources : William Pokhlyobkin, « Histoire de la cuisine russe » · Darra Goldstein, « Beyond the North Wind » (2020)
Alexandre Ier · Charactorium
