Le vin chaud à la cannelle des veillées d'exil
Du vin rouge chauffé doucement avec du sucre, de la cannelle, du clou de girofle et un zeste d'agrume. Boisson de réconfort des soirées froides, à boire fumant en parlant du pays.
Du vin rouge chauffé doucement avec du sucre, de la cannelle, du clou de girofle et un zeste d'agrume. Boisson de réconfort des soirées froides, à boire fumant en parlant du pays.
Quand la brume de la Tamise vous transit jusqu'aux os, citoyen, il n'est rien de tel qu'un bon vin chauffé. Je prends un rouge honnête — point besoin d'un grand cru pour cet usage — j'y jette le sucre, un bâton de cannelle, deux clous de girofle, et l'écorce d'une orange. On chauffe sans jamais faire bouillir, car bouillir, c'est tuer le vin ! On boit cela fumant, et l'on se croirait presque rentré au pays.
- •Vin rouge de table — une bouteille (base)
- •Sucre — quelques cuillerées (douceur)
- •Cannelle en bâton — un (épice)
- •Clous de girofle — deux ou trois (épice)
- •Écorce d'orange — d'une orange (parfum acidulé)
Le vin chaud à la cannelle des veillées d'exil
Du vin rouge chauffé doucement avec du sucre, de la cannelle, du clou de girofle et un zeste d'agrume. Boisson de réconfort des soirées froides, à boire fumant en parlant du pays.
Pourquoi ce plat ? Le vin reste le fil rouge de la table de Ledru-Rollin, à Paris comme en exil. Dans le froid humide de Londres, un vin rougi de sucre et d'épices réchauffe les longues veillées du proscrit et rappelle les vins de France qui lui manquent tant.
Quand la brume de la Tamise vous transit jusqu'aux os, citoyen, il n'est rien de tel qu'un bon vin chauffé. Je prends un rouge honnête — point besoin d'un grand cru pour cet usage — j'y jette le sucre, un bâton de cannelle, deux clous de girofle, et l'écorce d'une orange. On chauffe sans jamais faire bouillir, car bouillir, c'est tuer le vin ! On boit cela fumant, et l'on se croirait presque rentré au pays.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge de table — une bouteille (base)
- Sucre — quelques cuillerées (douceur)
- Cannelle en bâton — un (épice)
- Clous de girofle — deux ou trois (épice)
- Écorce d'orange — d'une orange (parfum acidulé)
Ingrédients
- Vin rouge corsé (côtes-du-rhône, bordeaux modeste) — 75 cl (base)
- Sucre — 60 g (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Orange (zeste et quelques rondelles) — 1 (parfum acidulé)
- Étoile de badiane — 1 (facultatif) (épice)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole, ajouter le sucre, la cannelle, les clous de girofle, le zeste et les rondelles d'orange.
- Chauffer à feu doux en remuant pour dissoudre le sucre.
- Maintenir juste sous le frémissement (sans jamais bouillir) une dizaine de minutes pour infuser les épices.
- Filtrer et servir dans des verres ou des tasses résistant à la chaleur, bien chaud.
Comment on faisait : Le vin chaud épicé est une tradition très ancienne (l'hypocras médiéval en est l'ancêtre), restée vivace au XIXe siècle comme boisson hivernale et remède populaire contre le froid et les refroidissements. On veillait à ne pas le faire bouillir pour préserver l'alcool et les arômes. Une version sans alcool peut se faire avec du jus de raisin ou de la tisane pour les enfants.
Le twist contemporain : Servir en verres à anse avec une rondelle d'orange séchée et un bâton de cannelle en touillette ; version familiale au jus de raisin rouge épicé pour les plus jeunes.
Sources : Tradition de l'hypocras et du vin chaud épicé européen ; usages hivernaux du XIXe siècle
Alexandre Auguste Ledru-Rollin · Charactorium



